24.05.2008

ROMPRE LE DIALOGUE SOCIAL !

COMMUNIQUE

L'appel que nous reproduisons ici à "rompre le dialogue social avec le gouvernement" mérite discussion par la justesse même de cette proposition, qui met les organisations ouvrières devant leurs responsabilités en termes aussi clairs que réalistes. Emanant d'une petite organisation (non représentée localement à notre connaissance) ce texte tranche avec beacoup de prises de positions de quantité d'autres groupes, parce qu'il ne s'agit ni ne surenchères, ni de diatribes, ni de déclarations de donneurs de leçons comme il y en a tant. On peut ne pas être d'accord avec le fait de mettre le PS , le PC et la LCR sur le même plan. On peut ne pas croire que "la manifestation géante à Paris" soit "LA" solution à tous les problèmes, n'empêche, n'est-il pas temps de ROMPRE LE DIALOGUE SOCIAL avec ceux qui ne cherchent qu'à nous bluffer et à nous casser, en mouillant les dirigeants syndicaux dans leurs plans anti-sociaux ? Nous reproduisons donc ici ce texte comme élément de réflexion. 

 

Retraite, salaires, suppressions de postes...

SARKOZY NE RECULERA

QUE SI LA MOBILISATION MENACE DE LE RENVERSER

Dirigeants des organisations ouvrières

ROMPEZ LE DIALOGUE SOCIAL AVEC LE GOUVERNEMENT !

Cessez d’organiser des journées d’action disloquées

Pour centraliser les combats de tous les salariés et de la jeunesse

Et préparer la grève générale

APPELEZ A UNE GIGANTESQUE MANIFESTATION A PARIS CONTRE SARKOZY !

 

Le gouvernement Sarkozy - FILLON accélère les « réformes »

Pour les banquiers et les patrons que défend le gouvernement Sarkozy, c’est aux  salariés comme à la majorité de la population de payer la note de la crise du capitalisme : coupes claires dans les budgets publics et les postes de fonctionnaires, déremboursements supplémentaires des soins, fermetures des hôpitaux, diminution des allocations familiales, nouvelles atteintes au CDI, obligation faite aux chômeurs d’accepter n’importe quel travail, passage aux 41 annuités pour la retraite etc., alors que salaires, retraites et allocations sont rongées par une inflation galopante.

D’où vient la force du gouvernement Sarkozy ?

Sarkozy et son gouvernement sont de plus en plus impopulaires. La colère gronde, les grèves se multiplient. Mais malgré la gifle reçue aux municipales, le gouvernement accélère le rythme. La seule force de Sarkozy, c’est qu’aucune perspective de combat réel pour en finir avec ce gouvernement n’est offerte aux travailleurs et aux jeunes par les organisations ouvrières, partis et syndicats. 

D’un coté, PS et PCF lui demandent poliment de bien vouloir changer de politique et renvoient aux élections de 2012. Sans remettre en cause le capitalisme, ils se prononcent tous pour les « réformes  nécessaires », se contentant de critiquer sur la forme la méthode du gouvernement. De l’autre, Sarkozy peut à la télévision se féliciter ouvertement du sens de la « responsabilité » des dirigeants des organisations syndicales et vante l’intensité du « dialogue social »  qui lui permet de les associer au cadre de ses réformes.

Pour Bernard Thibaut, dans le journal Le Monde du 14 mai, « on peut difficilement se plaindre de l’absence de rendez-vous avec les ministres du gouvernement : il y en a quasiment tous les jours ! Mais, entre être reçu et être entendu, il y a plus qu’une différence. Dernier exemple en date, la réunion à Bercy sur l’assurance chômage, le 6 mai, où tout a déjà été décidé sur « l’offre raisonnable d’emploi », les syndicats sont invités pour la photo. » On ne saurait mieux dire !

C’est précisément pour cela que les dirigeants syndicaux

DOIVENT ROMPRE LE DIALOGUE SOCIAL MIS EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT.

Ils doivent cesser de faire croire qu’ils pourraient y négocier les revendications des travailleurs !

Effectivement, ce que craint le gouvernement, ce ne sont pas les actions dispersées, les grèves chacun son tour, ni les journées d’action organisées pour obtenir de « bonnes négociations » qui se situent encore sur le terrain du gouvernement et du Medef. On a vu comment tout cela lui a permis de liquider les régimes spéciaux.

Voilà ce qui permet au gouvernement de dire aujourd’hui qu’il ne cédera rien sur les suppressions de postes, mais qu’il va instaurer le service minimum dans les écoles, qu’il ne cédera rien ni sur les retraites, ni sur les salaires ni sur le reste, mais qu’il va redoubler ses attaques.

Ce que craignent Sarkozy et son gouvernement, en cette période anniversaire de mai 68, c’est la centralisation de tous les combats en un seul mouvement dirigé ouvertement pour en finir avec eux et avec toutes leurs « réformes ».

Il est vital pour les travailleurs et les jeunes d’imposer aux dirigeants syndicaux la rupture du « dialogue social » et la mobilisation centrale contre le gouvernement.

Ils doivent appeler à une gigantesque manifestation nationale de tous les salariés et jeunes à Paris contre le gouvernement.

Pour une solution ouvrière à la crise

Pour un gouvernement OUVRIER QUI S’ATTAQUE AU CAPITALISME

Déjà pour la plus grande partie de la population, la crise du capitalisme signifie la régression sur toute la ligne, en salaire, en conditions de travail, en protection sociale, en capacité à se loger etc. Et dans nombre de pays d’Afrique ou d’ailleurs, le refuge de la spéculation sur les matières premières entraîne la famine ! Cette crise n’en est qu’à ses débuts. En France, si Sarkozy et son gouvernement restent en place, ils feront tout ce qu’il est possible de faire pour préserver les intérêts des actionnaires et des banquiers, des grands groupes industriels, en plongeant les salariés dans la misère et la précarité maximale.

Après leur succès aux dernières élections municipales, quelle est pour cela la responsabilité du PS, du PCF, de la LCR ? Quelle action, quelle politique, la défense des travailleurs appelle‑t‑elle de leur part ? Est-ce de leur dire qu’ils doivent encore souffrir pendant 4 ans ? Est-ce de leur dire qu’ils doivent continuer à lutter sans aucune perspective politique ? Ou bien décider de centraliser les combats pour en finir le plus vite possible avec ce gouvernement, pour le chasser sans attendre 2012 et instituer à sa place un gouvernement au service exclusif des travailleurs ?

Car pour sauver la population travailleuse, les retraités, les chômeurs et la jeunesse de l’appauvrissement général, de la crise entraînant licenciement sur licenciement, voilà ce qu’il faudrait immédiatement mettre en œuvre :

-        l’augmentation générale des salaires, des retraites et l’indexation automatique sur le coût de la vie,

-        pas une année de plus de cotisation pour les retraites, retour aux 37,5 annuités pour tous,

-        le blocage des loyers et la réquisition des immeubles vacants pour les sans logis,

-        le blocage des prix et leur contrôle par les travailleurs et leurs organisations en collaboration avec les artisans, paysans, pêcheurs, éleveurs etc.

-        l’arrêt immédiat et l’interdiction des licenciements, des restructurations et des délocalisations,

-        le CDI comme seul contrat de travail,

-        la restitution des milliards d’euros dus par les entreprises à la Sécurité sociale, l’abrogation des franchises médicales,

-        le rétablissement de tous les postes de fonctionnaires supprimés,

-        la régularisation des sans-papiers,

-        l’abrogation de toutes les attaques contre l’école, la santé, contre les salariés, la jeunesse, prises par ce gouvernement et les précédents…

 

Aucune de ces revendications élémentaires n’est compatible avec le maintien de Sarkozy au pouvoir, avec un gouvernement au service de la bourgeoisie. Seul un combat coordonné de toute la classe ouvrière et de la jeunesse pour renverser Sarkozy, pour constituer un gouvernement qui s’attaque résolument au capitalisme, constitué par les salariés eux-mêmes avec leurs organisations qu’ils contrôleront, peut les réaliser.

 

Le CCI(T) combat pour construire un Parti ouvrier révolutionnaire qui ouvre cette perspective dans les mobilisations qui s’annoncent.

21.05.2008

A Dieppe Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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les Anticapitalistes

-comité dieppois pour un nouveau parti-

06 78 92 75 30

 

 

Le temps est venu de démanteler la politique de Sarkozy

faisons le reculer, tous ensemble !

Ce gouvernement attaque sur tous les terrains, il méne une politique globale.Il cherche à nous épuiser, dossier après dossier, régression après régression, pour au bout du compte, transformer la société en une jungle libérale encore plus inégalitaire, encore plus dure pour les plus vulnérables et encore plus profitable pour les actionnaires.

Il n’y a qu’une réponse possible : se mobiliser ensemble.

Ni la défaite électorale, ni les mobilisations sectorielles ne font plier ce gouvernement.

La droite prend une claque électorale cinglante lors des municipales, elle reçoit un vrai désaveu de sa politique. Dans les semaines qui suivent, le gouvernement multiplie les attaques : il annonce un plan de licenciement massif contre les fonctionnaires et la destruction de la fonction publique, il vole 600 € aux familles qui bénéficient des allocations familiales, il s’en prend aux malades avec les franchises médicales, aux chômeurs en les menaçant de radiation en cas de refus « d’offre d’emploi valable »…

La résistance à toutes ces contre-réformes existe, elle se manifeste dans de nombreuses luttes. Au cours des derniers mois , les journées d’action sans suite, secteur par secteur, se sont multipliées. Mais on voit bien qu’une seule journée, même réussie, ne suffit pas.

Le 22 mai, nous ne pouvons nous satisfaire de réclamer mollement « une retraite solidaire ». Nous avons besoin d’une grève, interprofessionnelle massive et reconductible, dans le public comme dans le privé, pour contester le bien-fondé de la réforme, pour exiger une retraite pleine et entière à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) après 37,5 années de cotisations, à 75 % du meilleur salaire et pas moins de 1500 euros.

C’est, maintenant, le moment d’engager le combat social.

Alors oui, pour stopper les attaques de Sarkozy, il faut lui infliger une défaite sur le terrain des luttes. Pour cela, nos résistances doivent se développer et se centraliser vers un mouvement d’ensemble. Seule une épreuve de force de longue durée peut faire plier la droite et le patronat.

On ne peut pas attendre 2012 et laisser, d’ici là, les réformes sarkozystes ravager la société et nos vies. Le temps n’est pas à « limiter les dégâts », car, avec une telle politique, on ne limite rien et on recule sans arrêt.

Le choix est clair, soit attendre avec la certitude de vivre de plus en plus mal, soit organiser la grève générale reconductible pour prendre l’offensive et battre ce gouvernement et ses réformes.

 

 

D’années en années se développe une politique de plus en plus réactionnaire revenant sur plus d’un siècle de conquêtes sociales. Nous subissons une remise en cause de tous les droits fondamentaux : droit au travail, droit au logement, droit à la culture et à l’éducation, droit à la santé et à la retraite, droit de libre circulation des hommes et des idées, droit à la paix et bien sûr casse des solidarités collectives avec le démantèlement des services publics. Contre cette politique se développent de nombreuses ,le CPE, la guerre en Irak, la remise en cause du droit à la retraite...Mais elles restent souvent infructueuses, en particulier quand un syndicalisme "d’accompagnement" prend le pas sur un syndicalisme de lutte de classe .

A celles et ceux qui luttent, dans leurs entreprises, dans leurs services, dans leurs ateliers, dans leurs quartiersil manque un débouché politique, un projet de société alternatif. Ce quine peut venir du Parti socialiste et de ses alliés dont le programme est l’adaptation au libéralisme. La seule proposition crédible est celle d’un changement de société qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires.

Depuis plusieurs mois, se constitue avec la LCR mais aussi avec beaucoup d’autres des comités d’initiatives pour la création d’un nouveau parti anticapitaliste. Ces comités composés de militants issus d’histoire et d’itinéraires différents appellent à la création d’un nouveau parti, qui soit l'héritier du meilleur des combats passés, sans reproduire les erreurs qui nous ont menés dans l'impasse. Un parti qui affirme clairement son refus de la gestion du capitalisme comme la soumission aux institutions de la classe dominante, et qui affirme son indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste. Un parti qui place le débat démocratique au centre de toute prise de décisions, de toute mise en œuvre et qui réconcilie le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers.

A Dieppe et dans sa région, les Anticapitalistes -comité dieppois pour un nouveau parti- s'est constitué, regroupant des jeunes, étudiants, travailleurs et privés d'emploi. Dès les premières réunions, une dynamique forte s'est affirmée montrant le besoin et le potentiel sur le plan local d'un parti qui accepte de s'attaquer sans compromissions aux maux engendrés par le système et donc au capitalisme lui-même. Si le comité comporte quelques militants de la LCR, il réunit surtout dès maintenant des militants associatifs et syndicaux ayant d'autres expériences politiques ou n'ayant jamais eu de carte... Nous nous adressons à tous ceux et à toutes celles

  • Qui luttent contre Sarkozy et le Medef, pour le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, à l'éducation, à une retraite digne…

  • Qui luttent contre la destruction de notre environnement, l'exploitation des hommes et la marchandisation de la nature, qui veulent construire une société respectueuse de l'environnement et de la justice sociale.

  • Qui se solidarisent avec les peuples en luttes pour le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre, qui luttent pour la régularisation de tous les sans-papiers.

  • Dont les mobilisations régulières pour un monde meilleur font trembler le gouvernement et les puissants.

 

Les Anticapitalistes dieppois vous invitent à les rejoindre, à élaborer ensemble nos bases d'orientation, à prendre part à l'action décidée en commun

Pour nous contacter 06 78 92 75 30

Prochaine réunion le 31 avril

08.04.2008

A Dieppe contre les franchises médicales

13609742.jpgSAMEDI 12 AVRIL à 14H
Parvis de la Mairie de Dieppe
Pour déposer vos boîtes de médicaments vides
Devant la sous-préfecture
 
 
 
 
 
 
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LES FRANCHISES SUR LES SOINS
NE SONT PAS UNE FATALITE ! 

Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.

Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.

Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.

Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales,  déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)

Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.

Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.
Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.


L’appel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2, pour atteindre 116.000 signatures sur le site, et 36.000 signatures papier récoltées par Bruno-Pascal Chevalier.

L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.

Les franchises sur les soins ne sont pas une fatalité.

Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, elles témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.

Christian Lehmann
www.appelcontrelafranchise.org

 

* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org
** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert  anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.
*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »

**** www.grevedesoins.fr

NOTE IMPORTANTE AU NIVEAU DES LISTES DE SIGNATAIRES ET DES PETITIONS PAPIER :

1-Toutes les signatures sont comptabilisées. Beaucoup aimeraient pouvoir retrouver facilement leur nom sur la liste mais le nombre de signataires rend ceci très difficile.
2-Sur ce site, vous trouverez un modèle de pétition papier à signer. Il n’existe pas d’adresse postale où envoyer cette liste… pour une bonne raison. Nous n’avons pas les moyens matériels d’entrer à la main des milliers de signatures. Nous vous demandons donc d’aller au bout de votre geste militant et d’intégrer ces signatures à la liste, en notant éventuellement *.* si vous n’avez pas l’adresse mail du signataire. Vous pouvez aussi adresser les pétitions papier à :
Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge

 

Pour les initiateurs de l’Appel contre la Franchise
Christian Lehmann et Martin Winckler

 

15.03.2008

Votre programme télé jusqu'en avril 2008

 

A NE PAS MANQUER
SUR TOUTES LES CHAINES TELE

 

Dieppe3D a le plaisir de vous offrir votre programme des prochaines semaines, sur toutes les chaînes publiques ou privées de télévision. Programme unique dont, nous l'espérons, vous vous réjouirez autant que nous !

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28.02.2008

Un triomphe de sultan

Sur le Blog de Dieppe (voir notre liste de liens)
ce commentaire de John que nous citons intégralement :
il serait dommage que cela passe inaperçu!  
 
Pour que dieppe ne sois pas le duplicata de la politique de Mister sarkozy


Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière- petit- fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.

C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias.

En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Ecrit par : john | 27.02.2008

09.02.2008

Face à Sarkozy où est l’opposition ?

Nous avons lu la contribution ci-dessous sur  le site de la Gauche Révolutionnaire (GR), une des rares petites organisations d'extrème-gauche à avoir répondu positivement à l'appel de la LCR à construire un Nouveau Parti Anticapitaliste.

Le thème de cet article : nécessité d'une véritable "opposition", nature du "sarkozysme", perspectives de lutte nous a paru d'un intérêt majeur pour les lecteurs de ce blog Dieppe Démocratie Directe, bien que la GR ne soit pas présente à Dieppe. C'est pourquoi nous le reproduisons ci-dessous.


ARTICLE PARU DANS LE MENSUEL L'EGALITE

    Il est partout, on ne voit que lui, on n’entend que lui… et cela agace bon nombre d’entre nous ! Au delà du personnage ultra médiatique, force est de constater que Sarkozy développe une méthode qui est bien plus qu’un habile style de communication. Cette «méthode Sarkozy», qui a anéanti l’opposition (qui n’a pas trop cherché à résister d’ailleurs…) pousse aussi à une confrontation accrue avec les travailleurs, d’où l’extrême polarisation entre les pro et anti-sarko.

     La «méthode Sarkozy» c’est un bulldozer ultra-libéral assorti d’une démagogie populiste et réactionnaire. Sa campagne en a été un exemple frappant. Tel un Bonaparte, il a réussi à apparaître comme un dirigeant au dessus des classes sociales et des appareils, mettant sa propre personne en jeu et forçant ses adversaires à suivre le rythme qu’il avait défini. Arrivé au pouvoir, il garde la même stratégie, annonçant chaque jour de nouvelles attaques, avec des avancées et des reculs tactiques mais en gardant toujours un cap ultra libéral. Cette omniprésence, cette communication aussi habile soit elle, ce rythme effréné de contre réformes ne sauraient faire oublier les fondamentaux politiques, économiques et sociaux de la lutte des classes.

«Ouverture» et paralysie de  l’opposition politique

     Alors que le PS, principal parti dit «d’opposition», s’emmêle dans les querelles de chefs et ne propose qu’un programme similaire à celui de la droite dans le fond, Sarkozy leur a asséné un coup dur en débauchant certains de ses dirigeants. Cela lui a permis de n’avoir qu’un seul rival crédible, Ségolène Royal, celle qui assume le mieux un programme libéral mais qui, affaiblie par la défaite aux élections et les divisions dans son parti, ne représente pas une menace sérieuse pour le moment. Car en fin de compte, c’est autant la passivité du PS et de ses alliés que la méthode de Sarkozy qui lui permettent d’être omniprésent et d’avoir un grand espace devant lui pour mener ses attaques.

Intégration accélérée des syndicats à l’appareil d’état

Pour faire passer son programme ultra libéral, Sarkozy et le patronat ont réussi à s’appuyer sur le zèle des directions syndicales et leur volonté d’être des «partenaires». La principale leçon à tirer de la grève des cheminots de Novembre 2007 est que la défaite n’est pas due à un manque de combativité des travailleurs, ni même à la «méthode Sarkozy», c’est la trahison des directions syndicales la principale responsable. Lorsque Thibault, secrétaire général de la CGT, rencontre Sarkozy à quelques heures du début de la grève alors que le gouvernement dit clairement qu’il n’y a rien à négocier, cela envoie le message au patronat et au gouvernement que les directions syndicales n’iront pas au bout du conflit et qu’ils peuvent donc continuer leurs attaques et même les accélérer.



Faiblesse de sa base sociale et questions économiques



Les premières limites sont apparues à l’automne dernier avec les premières luttes d’opposition à la politique du gouvernement (marins pêcheurs, cheminots…). Cela s’est vu aussi aux réactions d’indignation à l’annonce de l’augmentation de salaire que Sarkozy s’est octroyé, alors qu’il ne cesse de déblatérer sur les soi disant «nantis» et les «privilégiés» que seraient les fonctionnaires, chômeurs et autres bénéficiaires des minima sociaux.

La principale faiblesse de Sarkozy est la faiblesse de sa base sociale. Il est soutenu en majorité par la frange la plus âgée de la population, et 78% des catégories les plus aisées ont voté pour lui, il est aussi majoritaire dans la petite bourgeoisie (professions libérales, artisans, agriculteurs…). S’il a réussi lors des élections à attirer une partie des ouvriers et des classe moyennes, cette partie de son électorat ne lui apporte pas un soutien sans faille, loin de là. Les dernières luttes et les réactions sur la baisse du pouvoir d’achat, l’opposition à la politique sociale du gouvernement le montrent.

Ce qui risque aussi de compliquer grandement la situation pour le gouvernement, c’est la faible marge de manœuvre économique dont il bénéficie. Le volontarisme affiché sur la croissance va se confronter à la montée de l’inflation et au risque de plus en plus précis de récession économique mondiale. Il apparaîtra alors de plus en plus clairement que les promesses sur le pouvoir d’achat et le fameux «travailler plus pour gagner plus» ne sont que des mensonges destinés à favoriser le patronat.

Pour les travailleurs et les jeunes, il ne s’agit pas d’attendre que les faiblesses et limites de Sarkozy se développent. Mais il faut dès aujourd’hui s’organiser politiquement pour préparer ce qui manque de façon cruciale face à Sarkozy : une vraie opposition politique : une alternative au capitalisme.

Virginie Prégny

L'Egalité n°129 (Janvier-Février 2008)

30.01.2008

La droite s'exprime

Amis de Jean Bazin, ne soyez pas déçus !

 

"On ne parle pas assez de nous", se plaignent à juste titre les partisans de Jean Bazin.  

Nous avons reçu le message "quatre sur quatre" et décidé d'aller faire un petit tour sur son site internet.

Naturellement, la rubrique qui a de suite attiré notre attention fut  LA FOIRE AU QUESTION : "Posez vos questions à Jean Bazin : par e-mail à l'adresse "contact@jbaz1.fr"  Il vous répondra sur cette page". Imaginez notre déception en trouvant pour toute question et pour toute réponse une jolie phrase clignotante disant : "Page en attente d'information"...

Comme nous détestons attendre et que les élections, c'est pour bientôt, nous avons suivi le lien indiqué en bas à gauche : "LE BLOG DE JEAN BAZIN!"  Et là, surpris, nous sommes tombés sur cette superbe page (ci-dessous) que nous n'avons pas résisté au plaisir de vous présenter.

Amis de Jean Bazin, soyez donc rassurés : s'il ne gagne pas les élections municipales, il a certainement beaucoup d'avenir dans le E-Commerce ! 

 

Welcome to jean-bazin.org

 
 
     

23.01.2008

RAP FRANCAIS (ARTICLE DE ROUGE)

La LCR va tenir cette semaine son Congrès  consacré largement au projet de Nouveau Parti Anticapitaliste qui pourrait sérieusement modifier le paysage politique fançais.

Cela n'empêche pas l'Hebdomadaire ROUGE, publié par l'organisation dont le porte-parole le plus connu est Olivier Besancenot, d'aborder d'autres sujets dont les questions culturelles avec l'article ci-dessous consacré au RAP français. Le sujet est primordial car le combat de classe se déroule aussi sur ce que nous avons appelé LE FRONT CULTUREL.

Nous reproduisons ci-dessous cet article particulièrement bien documenté et intéressant.  

  RAP FRANÇAIS  

Rouge2235,    17/01/2008

  10 ans après NTM

Le rap n’est plus ce qu’il était. Mais si certains groupes sont à proscrire, d’autres valent la peine d’être suivis.

 

Copyright Faujour
Malaise ou air du temps ? Une vague rumeur circulait, mais le magazine Technikart a définitivement éventé l’affaire, dans un dossier consacré à la « droite chaudasse » : Pierre, l’un des fils de Nicolas Sarkozy, est dans le rap, plus exactement producteur « incognito » sous le pseudonyme de Mosey. Et il ne s’ébroue pas franchement dans la frange consensuelle, version ouverture à la Mc Solar. Non, non, le fiston du président tripe pour le gangsta rap, cette version ultraviolente du hip-hop, venue de Los Angeles et de ses gangs. Dans une scène hexagonale où bouffer du Sarko s’avère une figure obligatoire, voire un fonds de commerce, l’information a laissé un goût amer… Pendant ce temps, Sevan, le fils de feu Henri Verneuil, squattait la Star Ac dans le rôle du jeune rebelle apprenti rappeur de service, et il pleurait à longueur d’émission sur ses états d’âme artistiques.

Galaxie hip-hop

Point de faux débats : depuis ses débuts, le rap n’a jamais été socialement homogène. Cependant, il conservait, niché au fond de lui, cette vocation « populaire mais jamais vendu », pour paraphraser Kery James. Nick Cohn, auteur anglais tombé tardivement en amour pour la bounce (style de la Nouvelle-Orléans porté sur le crime et le sexe) l’avait résumé dans son livre, Triksta : « Le hip-hop a été créé en douce, par et pour les exclus, et son message de base était le défi à travers la fête : nous on est là, fils de putes. On est toujours vivants. Venez voir, on est plus vivants que vous. »

Difficile, aujourd’hui, de sentir cet esprit habiter les acteurs tricolores de cette « culture urbaine ». En 2008, le rap français sent souvent mauvais (sexisme, crises identitaires, idéalisation du voyou, etc.) et, surtout, il ne produit plus grand-chose de bon, y compris avec ses outrages. Si une compilation sort pour commémorer les dix ans de la fin de NTM, la deuxième place forte du hip-hop dans le monde semble patiner, alors que jamais la réalité sociale ne paraît lui donner autant de raisons d’exister. Comme s’en désole Mouloud, journaliste : « Le rap ne sait plus qu’agiter des phantasmes. Soit il fait le jeu de l’UMP en proposant une vision caricaturale de la banlieue, soit c’est la soupe moraliste niaise. On attend qu’un MC nous recrache un morceau comme Le Monde de demain de NTM, un titre dont l’impact et la vérité perdurent. »

De fait, le clivage n’a jamais été aussi grand entre les différents représentants de la galaxie hip-hop, dont l’unité n’est qu’une façade derrière laquelle chacun se réfugie, tout comme la condamnation des dérives du rap ponctue chaque album en guise de gri-gri incantatoire. Que reste-t-il de commun, à part l’étiquette de l’industrie du disque et des médias, entre les tenants d’un rap d’adultes (Rocé, Kohndo, etc.), les vétérans qui tiennent leurs rangs (Joey Starr, Oxmo Puccino, Iam), les militants altermondialistes, sorte de néorock alternatif (Keny Arkana, Kalash…), les atypiques branchouilles (Daabazz, Tekilatex…) et le rap « caillra » pour Skyrock, qui complète le gros des ventes, avec celui de « centre droit », selon l’expression du magazine Unité, de Diam’s ?

Relancer la machine

Asphyxié par le piratage, étouffé par le R’n’B, bouffé par les guéguerres entre bandes et collectifs (Mafia K1’fry versus Mc Jean Gab’1, le tout raconté par les premiers intéressés sur le Web, des fois que quelqu’un ne soit pas au courant…), le rap français tourne en rond pendant que le consumérisme culturel pond des alternatives inodores pour la jeunesse (la tecktonik, etc.). Dans ce contexte, Booba, malgré ses travers et sa virulence, n’a pas trop de mal à survoler son petit monde avec ses fulgurances textuelles (« Quand je traîne en bas de chez toi, je fais chuter le prix de l’immobilier ») au-dessus d’une morne plaine créative, où tous jouent la surenchère d’une authenticité, qui s’invente plus qu’elle ne se vit. Car le rap français est devenu tellement caricatural, que ce sont des humoristes qui le comprennent et l’utilisent le mieux (ses codes, ses signaux, etc.), et Sear, du fanzine historique Get Busy, peut affirmer, sans rire, dans l’émission Web « On refait le rap », que le « coup » de Michael Youn, Fatal Bazooka, se révèle in fine le meilleur album de l’année 2007.

Pour résumer, comme l’explique Mouloud : « À l’instar du rock, le rap a viré beauf, sauf que Joey Starr a quand même plus de classe que Johnny Hallyday. » Naturellement, le rap dérange encore. Les démêlés de La Rumeur avec la justice ou le harcèlement par un groupuscule d’extrême droite de Sniper, tout comme les déboires parlementaires de Monsieur R, le prouvent. L’art et la manière, voilà peut-être ce qui manque pour relancer la machine à faire trembler aussi bien les enceintes de nos chaînes stéréo que celles de l’Assemblée nationale.

 

NTM, « Best of », Sony/Jive

King Martov

Notes

• À écouter: NTM, « Best of », Sony/Jive; Rocé, Identité en crescendo, Universal jazz ; Oxmo Puccino & The Jazzbatsards, Lipopette Bar, Blue Note ; La Caution, Peine de Maures/Arc-en-ciel pour les daltoniens, Keroze.

• Dans les médias : Fumigène Mag [ www.fumigene.net ], le webzine Booska-P [ www.booska-p.com ] et l’émission « On refait le rap », avec Mouloud, Sear et Olivier Cachin.

• À lire : Nick Cohn, Triksta, Éditions de l’Olivier, 369 pages, 21 euros ; Olivier Cachin, Le Dictionnaire du rap, Scali ; Joey starr et Philippe Manœuvre, Mauvaise Réputation, J’ai lu, 285 pages, 6,70 euros.

20.01.2008

Tous ensemble contre Sarkozy-Bazin

« Une élection municipale de l'intérieur, où tous les acteurs d'une même ville, candidats, électeurs, associations, journalistes, posteraient dans un même blog, voilà le rêve que 20minutes.fr aimerait réaliser lors de ces élections municipales. »

Ainsi dieppe a-t-elle été élue devant Montbard (Côte d'Or) et Chinon (Indre et Loire) pour focaliser l'attention des blogueurs et autres internautes.

Cette expérience du Quotidien gratuit 20minutes également très présent sur le web est à coup sûr une excellente occasion de développer la « blogosphère » locale et de donner à nos concitoyens dieppois une habitude de consultation / expression en ligne?

Dieppe Démocratie Directe ne peut donc que se réjouir de cela.

L'enjeu local est sérieux mais n'est aucunement coupé de la réalité nationale, malgré tous les décalages existants.

Jean Bazin, candidat de l'UMP, c'est du Sarkozy pur sucre pur fruit à l'échelle locale. Et sa tentative de réussir « l'ouverture à gauche » en cooptant l'ancien secrétaire du PS Dieppois Jean-Claude Chauvière est en fait une condition sine qua non pour avoir une chance de l'emporter. Mais combien d'encartés et / ou sympathisants socialistes suivront-ils leur ancien chef de file par anticommunisme à l'égard de Sébastien Jumel?

Au PS officiel, ceux qui refusaient l'union avec le PC ont été mis en très nette minorité.

Notre réseau Dieppe3D espère que la droite sera battue et s'engagera activement dans ce sens sans devenir pour autant une annexe du Comité de Soutien.

Notre rôle spécifique sera au contraire de faire entendre et défendre les points clés qui feront (ou non) de la liste d'union conduite par Sébastien Jumel l'instrument d'un changement pas seulement de visages (indispensable et souhaité, c'est sûr!) mais surtout de fond.


DES ÉLECTIONS MUNICIPALES SUR FOND DE LUTTES SOCIALES


Les luttes sociales, dans le privé et dans le public, montrent la voie d’une riposte d’ampleur :

Peugeot, Citroën, Air France, Conforama, Fabio Lucci, SNCF, RATP, EDF, GDF, avocats, pêcheurs, étudiants, lycéens, fonctionnaires. Ces luttes montrent qu’il faut se rassembler pour créer le rapport de force capable de faire reculer l’offensive généralisée du gouvernement et du MEDEF.


Les élections municipales, en mars 2008, seront la première occasion électorale de rejeter cette politique. Sarkozy et son gouvernement ont déclaré la guerre aux salariés, aux jeunes, aux immigrés et à toutes les classes populaires.


Nous sommes attaqués sur tous les terrains par une politique qui a pour objectif d’augmenter les profits des plus riches qui profitent sans complexe du bouclier fiscal. Le trio UMP Nouveau Centre ex-PS de Bazin, Hornaërt et Chauvière propose à Dieppe la politique qui est menée à Paris. L’insécurité économique et sociale devient la règle. La santé, l’éducation, l’eau, deviennent des marchandises, les services publics se dégradent.


Quant aux femmes et aux hommes qui produisent les richesses de cette société, ils sont pressés comme des citrons et jetés comme des kleenex.

Le mot d'ordre pour que la gauche gagne à Dieppe c'est donc Tous ensemble contre Sarkozy et Bazin.