22.08.2008
DIGNITE DE CLASSE EN TURQUIE
Le 16 juin dernier, les travailleurs des chantiers navals en Turquie se sont mis en grève pour une journée.
La grève a été annoncée par le Limter-Is, le syndicat le plus représentatif de la profession, et par le Conseil des Travailleurs des chantiers navals pour protester contre les conditions de travail exténuantes et le manque de sécurité sur les lieux de travail.
Dans les chantiers navals du district urbain de Tuzla, à Istanbul seulement, lors des 9 derniers mois, 21 travailleurs sont décédés du fait des conditions de travail. De 1997 à aujourd’hui, on compte 97 morts. Si on remonte encore plus en arrière, à partir de 1985, le nombre de morts monte à 178. Le journal Zaman affirme que la majeure partie des accidents mortels est due aux foudroiements par électrocution et aux chutes du haut des plateformes. Le dernier ouvrier qui a perdu la vie pendant son travail avait 35 ans. Ihsan Turan travaillait sur les chantiers navals de la Selahattin Asian.
Durant la grève, une centaine de travailleurs a manifesté en dehors des chantiers navals de Tuzla avec des cortèges et protégé en même temps plusieurs milliers d’autres travailleurs et des organisations politiques.
La Turquie a au total 62 chantiers navals, parmi lesquels 56 sont privés, 4 appartiennent aux Forces Armées turques et 2 sont propriétés de l’Etat.
48 sont localisés dans la région de Tuzla dont 41 font partie de la GISBIR (Union des Armateurs Industriels).
Parmi les causes des morts continues au travail, il y a les conditions d’exploitation dont sont subordonnés les ouvriers qui travaillent souvent pour une moyenne de 13-14 heurs par jour. A cela s’ajoute la précarité, condition légale du travail au sein de la forte présence de sociétés en sous-traitance : par un compte-rendu d’une commission parlementaire sur les accidents dans les chantiers navals, en effet, on a appris (même si la cause était déjà entendue pour les travailleurs) que la majeure partie des accidents se vérifie principalement sur les chantiers navals gérés par des sociétés de sous-traitance.
Toujours selon le rapport, à Tuzla, il y a plus de 550 sociétés qui travaillent en sous-traitance, les travailleurs qui dépendent directement des chantiers navals sont seulement 3 883 contre les 18 042 qui sont employés par l’intermédiaire des entreprises de sous-traitance.
En plus d’être parmi les causes principales du manque de sécurité, la présence de tant d’entreprises extérieures est un obstacle à l’organisation des travailleurs qui sont beaucoup plus fragmentés et dispersés dans une région telle celle des chantiers navals de Tuzla dans lesquels travaillent au total 45 000 personnes.
Comme d’habitude, constatant l’énième mort d’un ouvrier, le gouvernement et les institutions se sont lancés dans d’habituels sermons sur la sécurité non respectée, sur le respect de la légalité et à s’empresser de garantir des mesures urgentes.
Peut-être que la grève pouvait avoir contribué à favoriser de la part du gouvernement des mesures plus efficaces au niveau de la sécurité, mais ce n’est pas la première fois que le gouvernement promet des interventions « décisives » sur la sécurité sur les chantiers navals et nous en savons quelque chose en Italie.
Un syndicaliste de Limter-Is a indiqué l’unique moyen pour arrêter les morts continues sur les lieux de travail à Tuzla : des inspections continues pour surveiller les réelles conditions de sécurité et la fermeture de certains chantiers, ceux qui sont les plus dangereux.
Pendant que le nombre d’accidents mortels continue à monter, les profits augmentent. Plusieurs chantiers ont été loués pour des nouveaux contrats jusqu’en 2020. La Turquie est un des plus grands (et c’est en expansion) producteurs navires au monde. L’exportation dérivée de la caractéristique turque a rejoint les 2 milliards de dollars en 2007 ; l’année précédente a été égale à 1,4 Mds $.
Les ouvriers en Turquie ont affronté les terribles répressions en riposte aux revendications de droits fondamentaux : de celle sur la sécurité sur les lieux de travail à celle pour un salaire adéquate au minimum au niveau de vie.
Les travailleurs les plus combattifs sont frappés puis arrêtés, suspendus et licenciés.
Les manifestations qui font émergés un fort contenu de classe sont quasiment toujours tabassées avec des arrestations et des perquisitions et finissent souvent en accrochages avec les forces de l’ordre. Dans les manifestations du dernier 1er mai, il y a eu des centaines d’arrestations.
Les mêmes travailleurs de Tuzla qui ont protesté le 16 juin, avaient fait 2 jours de grève lors du dernier mois de février (il s’était passé 5 accidents mortels en un mois) ; durant cette grève, 70 travailleurs avaient été arrêtés dans la quasi indifférence des médias.
Non seulement, la police dans l’occasion a confisqué aussi toute la propriété de Limter-Is et en arrêté les délégués syndicaux. Malgré cela, les travailleurs ont retrouvé la force et le courage de reprendre la lutte.
Nous saluons la lutte des travailleurs des chantiers de Tuzla, point de référence pour les travailleurs turcs et exemple aussi pour les travailleurs italiens. Même les meilleures lois n’arrêteront pas les massacres sur les travailleurs s’il n’y a pas la mobilisation continue et la vigilance des travailleurs organisés.
La répression de l’Etat ne peut abolir la lutte des travailleurs mais leur rappelle que nulle conquête n’est définitive et chaque défense peut être seulement partielle tant que le pouvoir est entre les mains du Capital.
source: pagine marxiste
21:10 Publié dans solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tuzla, turquie, grève
21.05.2008
A Dieppe Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste
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les Anticapitalistes -comité dieppois pour un nouveau parti- 06 78 92 75 30 |
Le temps est venu de démanteler la politique de Sarkozy
faisons le reculer, tous ensemble !
Ce gouvernement attaque sur tous les terrains, il méne une politique globale.Il cherche à nous épuiser, dossier après dossier, régression après régression, pour au bout du compte, transformer la société en une jungle libérale encore plus inégalitaire, encore plus dure pour les plus vulnérables et encore plus profitable pour les actionnaires.
Il n’y a qu’une réponse possible : se mobiliser ensemble.
Ni la défaite électorale, ni les mobilisations sectorielles ne font plier ce gouvernement.
La droite prend une claque électorale cinglante lors des municipales, elle reçoit un vrai désaveu de sa politique. Dans les semaines qui suivent, le gouvernement multiplie les attaques : il annonce un plan de licenciement massif contre les fonctionnaires et la destruction de la fonction publique, il vole 600 € aux familles qui bénéficient des allocations familiales, il s’en prend aux malades avec les franchises médicales, aux chômeurs en les menaçant de radiation en cas de refus « d’offre d’emploi valable »…
La résistance à toutes ces contre-réformes existe, elle se manifeste dans de nombreuses luttes. Au cours des derniers mois , les journées d’action sans suite, secteur par secteur, se sont multipliées. Mais on voit bien qu’une seule journée, même réussie, ne suffit pas.
Le 22 mai, nous ne pouvons nous satisfaire de réclamer mollement « une retraite solidaire ». Nous avons besoin d’une grève, interprofessionnelle massive et reconductible, dans le public comme dans le privé, pour contester le bien-fondé de la réforme, pour exiger une retraite pleine et entière à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) après 37,5 années de cotisations, à 75 % du meilleur salaire et pas moins de 1500 euros.
C’est, maintenant, le moment d’engager le combat social.
Alors oui, pour stopper les attaques de Sarkozy, il faut lui infliger une défaite sur le terrain des luttes. Pour cela, nos résistances doivent se développer et se centraliser vers un mouvement d’ensemble. Seule une épreuve de force de longue durée peut faire plier la droite et le patronat.
On ne peut pas attendre 2012 et laisser, d’ici là, les réformes sarkozystes ravager la société et nos vies. Le temps n’est pas à « limiter les dégâts », car, avec une telle politique, on ne limite rien et on recule sans arrêt.
Le choix est clair, soit attendre avec la certitude de vivre de plus en plus mal, soit organiser la grève générale reconductible pour prendre l’offensive et battre ce gouvernement et ses réformes.
D’années en années se développe une politique de plus en plus réactionnaire revenant sur plus d’un siècle de conquêtes sociales. Nous subissons une remise en cause de tous les droits fondamentaux : droit au travail, droit au logement, droit à la culture et à l’éducation, droit à la santé et à la retraite, droit de libre circulation des hommes et des idées, droit à la paix et bien sûr casse des solidarités collectives avec le démantèlement des services publics. Contre cette politique se développent de nombreuses ,le CPE, la guerre en Irak, la remise en cause du droit à la retraite...Mais elles restent souvent infructueuses, en particulier quand un syndicalisme "d’accompagnement" prend le pas sur un syndicalisme de lutte de classe .
A celles et ceux qui luttent, dans leurs entreprises, dans leurs services, dans leurs ateliers, dans leurs quartiersil manque un débouché politique, un projet de société alternatif. Ce quine peut venir du Parti socialiste et de ses alliés dont le programme est l’adaptation au libéralisme. La seule proposition crédible est celle d’un changement de société qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires.
Depuis plusieurs mois, se constitue avec la LCR mais aussi avec beaucoup d’autres des comités d’initiatives pour la création d’un nouveau parti anticapitaliste. Ces comités composés de militants issus d’histoire et d’itinéraires différents appellent à la création d’un nouveau parti, qui soit l'héritier du meilleur des combats passés, sans reproduire les erreurs qui nous ont menés dans l'impasse. Un parti qui affirme clairement son refus de la gestion du capitalisme comme la soumission aux institutions de la classe dominante, et qui affirme son indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste. Un parti qui place le débat démocratique au centre de toute prise de décisions, de toute mise en œuvre et qui réconcilie le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers.
A Dieppe et dans sa région, les Anticapitalistes -comité dieppois pour un nouveau parti- s'est constitué, regroupant des jeunes, étudiants, travailleurs et privés d'emploi. Dès les premières réunions, une dynamique forte s'est affirmée montrant le besoin et le potentiel sur le plan local d'un parti qui accepte de s'attaquer sans compromissions aux maux engendrés par le système et donc au capitalisme lui-même. Si le comité comporte quelques militants de la LCR, il réunit surtout dès maintenant des militants associatifs et syndicaux ayant d'autres expériences politiques ou n'ayant jamais eu de carte... Nous nous adressons à tous ceux et à toutes celles
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Qui luttent contre Sarkozy et le Medef, pour le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, à l'éducation, à une retraite digne…
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Qui luttent contre la destruction de notre environnement, l'exploitation des hommes et la marchandisation de la nature, qui veulent construire une société respectueuse de l'environnement et de la justice sociale.
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Qui se solidarisent avec les peuples en luttes pour le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre, qui luttent pour la régularisation de tous les sans-papiers.
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Dont les mobilisations régulières pour un monde meilleur font trembler le gouvernement et les puissants.
Les Anticapitalistes dieppois vous invitent à les rejoindre, à élaborer ensemble nos bases d'orientation, à prendre part à l'action décidée en commun
Pour nous contacter 06 78 92 75 30
Prochaine réunion le 31 avril
10:12 Publié dans actualité locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste, sarkozy, gouvernement, grève, mouvement social, réunion, lcr
Non au service minimum !
La semaine dernière Sébastien Jumel, nouveau Maire de Dieppe, a été très clair sur le sujet de la grève des enseignants et du prétendu "service minimum"imposé par le gouvernement : pas question de s'aligner! "Je considère cette intiative comme une remise en cause du droit de grève", a-t-il déclaré.
Nous publions par ailleurs ci-dessous, l'appel lancé par plusieurs élus municipaux sur le même sujet.
Déclaration :
NOUS SOMMES ELUS DU PEUPLE, PAS DE SARKOZY.
Pour la défense du droit de grève : désobéissance civile des élus!
Ce 15 mai 2008 le président de la République en titre a osé remettre en cause le droit de grève. Il a déclaré officiellement son intention de contraindre les Municipalités à accueillir les enfants dans les écoles les jours de grève en mettant en place des garderies...
C'est le retour au début du 20ème siècle quand les gouvernements réactionnaires interdisaient le droit syndical aux fonctionnaires et leur interdisaient le droit de grève.
La libre administration des collectivités locales est un principe constitutionnel que ni le chef d'Etat, ni la loi ne peuvent violer en obligeant les maires légitimés par le suffrage universel à mettre à disposition du personnel ou à en recruter temporairement dans les écoles les jours de grève des enseignants. Par ailleurs, la responsabilité pénale du maire serait engagée en cas d'accident dans un domaine où il n'a juridiquement pas compétence, celui de l'Education nationale.
Il est nécessaire et indispensable que tous les Maires et conseillers municipaux démocratiques de ce pays se prononcent contre cette loi liberticide et scélérate que Sarkozy à ordonner à sa majorité parlementaire aux ordres.
Il est nécessaire et indispensable qu'ils annoncent publiquement qu'ils refuseront d'appliquer ce diktat anti-démocratique même sous couvert d'une loi.
La désobéissance n'est pas dans ce cas un droit mais un devoir.
Il faut qu'une délibération simple et ferme de refus soit présentée et votée par les Conseils municipaux.
Tous les partis de gauche devraient se réunir afin de préparer la riposte collective qui commence par une déclaration solennelle de désobéissance civile.
Premiers signataires :
Jean-François Chalot, conseiller municipal Vaux-le-Pénil (77) ; Christian Barlo, conseiller municipal La Seyne sur Mer (83) ; Yves Theis, conseiller municipal Cosnes d'Allier (03) ; Christine SAMPERE élue communiste, conseillère municipale adjointe au maire de la seyne sur mer en charge de la délégation à l'éducation scolaire (83)
Retourner vos signatures à : militant@le-militant.org
09:47 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grève, enseignants, service minimum, sébastien jumel, dieppe
26.01.2008
Le Tous Ensemble de la CNT
La réécriture du code du travail, la « refondation du dialogue social » et les atteintes au droit de grève (service minimum dans les écoles primaires après le rail) complètent l’arsenal anti-social mis en œuvre.
Pour imposer ces régressions sociales, le gouvernement stigmatise les résistances (en attisant les usagers contre les grévistes) et réprime violemment les mouvements sociaux. En attaquant sur tous les plans, il compte sur le manque de réactivité du monde du travail, sur son corporatisme, sur la lourdeur de ses bureaucraties et le recul de son idéologie, à commencer par la lutte de classe.
Loin de réagir fermement, les syndicats institutionnels négocient des broutilles dans et sur notre dos, bradant nos acquis. Ils suivent une stratégie perdante en parcellisant les luttes au lieu de favoriser le rapport de force global.
Face à cette tactique de division, nous devons répondre par un « tous ensemble », dans la grève unitaire et reconductible pour refuser le monde qu’ils nous préparent : celui du « gagner plus » pour les plus riches, celui de l’appauvrissement et de la précarité pour les travailleurs.
21:10 Publié dans Action syndicale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Code du travail, Syndicat, grêve, CNT, précarité
25.01.2008
Solidarité avec ceux de Saverglass Le Havre
Mardi 22 janvier 2008
Courrier reçu epublié dans la boîte aux lettres du blog Où va la CGT ? . Voir également sur le site de la CGT du Verre.
Symptomatique de la dureté de l'affrontement de classe, et de la répression patronale. Comme indiqué dans le courrier ci-dessous, n'hésitez pas à envoyer des messages de soutien , à l'adresse cetourres@wanadoo.fr.
La répression frappe de plus en plus fort dans tous les secteurs et principalement là où les salariés prétendent relever la tête.
C’est le cas aux Verreries de Graville (Tourres et Cie –Groupe Saverglass) du Havre.
En octobre 2007, c’est la première grève d’importance des syndicats CGT et CFDT du site. 250 salariés - jeunes pour la plupart - se mettent en grève suite aux propositions provocatrices de leur direction en matière d’augmentation du pouvoir d’achat :
- Paiement d’une partie des jours de repos cumulés
- Répartition du 13ème mois de salaire sur les 12 mois de l’année
- Remise en cause des 35H
- Etc..
Après une semaine de luttes - jours et nuits - avec piquet de grève au portail de l’usine, le résultat n’est pas lourd. Cette première action syndicale est tout de même vécue comme une victoire par l’ensemble des salariés.
Le 19 décembre, huit salariés dont deux délégués CGT reçoivent chacun une lettre de la direction leur signifiant qu’elle envisage de procéder à leur licenciement. Six salariés sont convoqués à des entretiens préalables les 2 et 3 janvier 2008. Ils sont tous placés en mise à pied à titre conservatoire et ne peuvent pénétrer dans l’enceinte de l’entreprise en attente de la décision à venir. Les fêtes de fin d’année sont pour ces camarades et leurs familles de durs moments à passer.
Dans une usine où la peur règne, la mobilisation est très difficile. Les petits chefs relayant la bonne parole de la direction.
Conséquence, le 2 janvier, jour des premiers entretiens préalables, les salariés de l’usine n’arrêtent pas le travail et seule, la présence de délégations syndicales extérieures assurent la nécessaire solidarité militante. La question se pose d’empêcher par la force (50 militants présents) les entretiens préalables (qui ne sont qu’une formalité obligatoire conduisant directement au licenciement). Cela ne se fait pas, une fois les militants partis, les salariés licenciés se seraient retrouvés bien seul avec cette nouvelle affaire sur le dos.
Le 8 janvier 2008, les lettres de licenciement tombent pour les six salariés. Quatre pages de motivation pour fautes lourdes : « …lors du mouvement social de fin octobre 2007, vous avez commis des actes illégaux totalement contraires à l’exercice normal du droit de grève, en particulier des actes d’entraves caractérisées à la liberté du travail des salariés non grévistes et à la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que des véhicules, sur les voies d’accès à l’entreprise, à l’entrée comme à la sortie » En fait, il leur ait reproché d’avoir mené une grève active !
On leur reproche aussi une « mise en péril de la sécurité des personnes et des biens » (Brasero à la porte de l’usine et gestion par le piquet de grève des entrées dans une usine à feu continu ne dépendant plus de la seule responsabilité de la direction et de ses cadres).
Ces sanctions interviennent près de deux mois après la survenance des faits reprochés.
Aujourd’hui, le climat n’est plus à la lutte, le ressort est cassé, les ouvriers se taisent et attendent… [NdlR : on notera que la CGT du Verre parle de "très forte mobilisation"...]
Un Comité d’entreprise extraordinaire s’est tenu concernant les faits reprochés aux deux délégués inclus dans la procédure. L’Inspection du travail doit remettre son avis par la suite.
Depuis un des deux délégués, Bruno Cangon, secrétaire CGT du CHSCT, a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison au sein même de l’entreprise. Il ne pouvait supporter l’éventualité de son licenciement. Après avoir été placé en observation à l’Hôpital du Havre, ses jours ne sont plus en danger.
Ceux–là même qui exploitent et paient une misère des salariés qui acculés au désespoir en viennent à vouloir mettre fin à leurs jours sont coupables et représentent la vraie délinquance.
Malgré tout la lutte se poursuit…
Envoyez vos messages de soutien et de solidarité syndicale et politique aux camarades, ils en ont besoin : cetourres@wanadoo.fr
Et envoyez vos messages de protestation à la direction : SAVERGLASS TOURRES et Cie, courriel : std@tourres.fr Fax : 02.35.53.31.84
21:50 Publié dans Solidarité ouvrière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Syndicat, CGT, Verrerie, salaires, grêve, répression, Le Havre
15.12.2007
SOLIDARITE OUVRIERE
SOLIDARITE AVEC LES TRAMINOTS DE DIEPPE
Les chauffeurs de bus de STRADIBUS sont en grève reconductible (par 24 h) depuis le 13 décembre.
Ils demandent une hausse de 6% de leurs salaires.
Ils sont unanimes et déterminés : tous les titulaires font grève et un seul bus circulait hier.
Ils sont décidés à tenir et à gagner, comme leur collègues de Rouen du Havre et d'Elbeuf.
La direction dit qu'elle ne cèdera pas...
LEUR REVENDICATION EST JUSTE ET IL FAUT ETRE SOLIDAIRES MEME SI CELA DOIT NOUS GENER POUR NOS DEPLACEMENTS.
Je pense qu'il est important de développer la solidarité : en informant les usagers pour que ceux ci sachent bien que ce que demandent les traminots est justifié.
Je propose aux usagers du Stradibus de tourner leur colère vers les vrais responsables, la direction de Stradibus, pour leur dire : accordez aux chauffeurs la petite hausse de salaires qu'ils demandent.
Je suis content de voir qu'à notre époque où il n'est question que de « concertation » tripartites avec les patrons et le gouvernement, il y en a qui montrent l'exemple : en se défendant comme ils le font, les traminots se battent aussi pour nous.
En plus, je me pose une question : alors qu'on nous rebat les oreilles avec le doit-disant « droit » de travailler « volontairement »le dimanche, les chauffeurs de bus qui sont obligés de travailler dimanches et jours fériés ne devraient ils pas être payés double ces jours là ? A votre avis?
Pierre (usager en colère)
11:35 Publié dans Action syndicale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dieppe, traminots, bus, grève, solidarité, usagers



