30.01.2008

Avec les travailleurs sans-papiers !

 

BUFFALO

GRILL

Ils ont osé dire STOP !


Conférence de presse Mercredi 30 Janvier - 11h
Rassemblement 10h30
Devant le restaurant Buffalo Grill

route Heyrieux 69780 MIONS


à l’appel de: Commission Immigration de l’UD CGT du Rhône, Union locale CGT de Massy, Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans-papiers, PC, Les Verts, Solidaires Rhône, MRAP Lyon…

Il faut empêcher l’expulsion de Madi et d’Ali Syed, anciens salariés de Buffalo-Grill et de Mas-Etanchéité,  enfermés depuis plus de 15 jours au centre de rétention Saint-Exupéry !
NOUVEAUTE : Madi a été transféré au centre de rétention de Roissy jeudi en vue de son expulsion !

 
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Madi DIEBAKATEest un Malien de la Région parisienne, qui vit et travaille en France depuis 2002 comme une partie de sa famille. Salarié chez Buffalo-Grill pendant plusieurs années, il a été embauché parce que « sans-papier » par la chaîne de restauration, et licencié parce que « sans-papier » ! Du reste, Madi a toutes les fiches de paye, il paye des impôts depuis 2002 !
Buffalo-Grill l’a licencié d’un site de la région parisienne parce que sans-papiers, puis ré-embauché sur le site de Lormont, alors qu’il était toujours sans-papiers.  La chaîne les employait en toute connaissance de cause et en abusait (heures sup. non payées…). Bref une main d’œuvre jetable et corvéable à merci !
Engagé dans la lutte des salariés sans papiers de Buffalo-Grill en mai 2007, soutenue par la CGT locale, Madi a participé à l’occupation du restaurant de l’Essonne pour obtenir une régularisation globale des 60 salariés !
Sur 60 salariés, 25 ont été régularisés, les autres, comme Madi finalement licenciés. Suite à cela, une demande de régularisation a été déposée pour Madi comme pour tous les autres travailleurs licenciés, demandes soutenues par plusieurs manifestations de travailleurs sans papiers.
 * le 26/10/2007 au Ministère des Affaires Etrangères,
 * le 30/11/2007 au ministère de l’Economie et des finances,
 * le 21/12/2007 au 1er ministre,
Mais, Madi fait aujourd’hui les  frais de la chasse aux sans-papiers ! Il a été arrêté dans le département de l'Allier après une interpellation douteuse (interpellation contestée et reconnue douteuse par le Juge Des Libertés  et la Cour d'Appel qui ne l'ont pas libéré pour autant). Depuis le 9 janvier, il est enfermé comme un criminel derrière les barbelés du Centre de rétention administrative de Lyon. Son expulsion peut avoir lieu à tout  moment !
 
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Ali Syed Zaiditravaillait en CDI comme étancheur qualifié chez Mas-Etanchéité à Lyon dans une entreprise du secteur du Bâtiment qui s’apprêtait à déposer une demande de régularisation pour lui.
Il était en situation régulière depuis son arrivée du Pakistan il y a 5 ans. La Préfecture lui délivrait régulièrement un titre de séjour à cause de la très grave maladie dont il souffre, maladie dont plusieurs médecins ont attesté qu’elle est mortelle, et ne peut être guérie ni soignée au Pakistan où son expulsion est aujourd’hui prévue.
Mais depuis un médecin a constaté la rémission partielle de cette maladie tout en précisant qu’elle était toujours susceptible de rechuter et qu’un suivi trimestriel était toujours nécessaire pour une durée indéterminée.  Politique du chiffre oblige, il n’en a pas fallu plus à la Préfecture pour retirer son permis de séjour à Ali Syed…
Depuis avril dernier, il est devenu sans-papiers, fabriqué comme tel par la décision du préfet du Rhône. Il a été arrêté à son domicile le 11 janvier et  est lui aussi emprisonné depuis le 13 janvier au centre de rétention Saint- Exupéry.

Nous demandons la libération immédiate de Madi Diebakaté et d’Ali Syed Zaidi !
Nous demandons leur régularisation


Contact CGT :
Mohamed Brahmi : 06-20-63-54-15

Contact  Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans-papiers :
Magali Busquet : 06-89-25-68-92

25.01.2008

Solidarité avec ceux de Saverglass Le Havre

Mardi 22 janvier 2008

Saverglass Le Havre : après la grève, la chasse aux militants... jusqu'à la mort ?

Courrier reçu epublié dans la boîte aux lettres du blog Où va la CGT ? . Voir également sur le site de la CGT du Verre.
Symptomatique de la dureté de l'affrontement de classe, et de  la répression patronale. Comme indiqué dans le courrier ci-dessous, n'hésitez pas à envoyer des messages de soutien , à l'adresse cetourres@wanadoo.fr.


Au Havre, après la grève vient le temps de la répression patronale …

La répression frappe de plus en plus fort dans tous les secteurs et principalement là où les salariés prétendent relever la tête.
C’est le cas aux Verreries de Graville (Tourres et Cie –Groupe Saverglass) du Havre.

En octobre 2007, c’est la première grève d’importance des syndicats CGT et CFDT du site. 250 salariés - jeunes pour la plupart - se mettent en grève suite aux propositions provocatrices de leur direction en matière d’augmentation du pouvoir d’achat :
  • Paiement d’une partie des jours de repos cumulés
  • Répartition du 13ème mois de salaire sur les 12 mois de l’année
  • Remise en cause des 35H
  • Etc..
Pour des salariés qui avoisinent les 1300 € net par mois en travaillant par quart en 3X8 H et ont des durées hebdomadaires de travail pouvant aller jusqu’à 56 H, c’est réellement se foutre d’eux.
Après une semaine de luttes - jours et nuits - avec piquet de grève au portail de l’usine, le résultat n’est pas lourd. Cette première action syndicale est tout de même vécue comme une victoire par l’ensemble des salariés.

Le 19 décembre, huit salariés dont deux délégués CGT reçoivent chacun une lettre de la direction leur signifiant qu’elle envisage de procéder à leur licenciement. Six salariés sont convoqués à des entretiens préalables les 2 et 3 janvier 2008. Ils sont tous placés en mise à pied à titre conservatoire et ne peuvent pénétrer dans l’enceinte de l’entreprise en attente de la décision à venir. Les fêtes de fin d’année sont pour ces camarades et leurs familles de durs moments à passer.
Dans une usine où la peur règne, la mobilisation est très difficile. Les petits chefs relayant la bonne parole de la direction.
Conséquence, le 2 janvier, jour des premiers entretiens préalables, les salariés de l’usine n’arrêtent pas le travail et seule, la présence de délégations syndicales extérieures  assurent la nécessaire solidarité militante. La question se pose d’empêcher par la force (50 militants présents) les entretiens préalables (qui ne sont qu’une formalité obligatoire conduisant directement au licenciement). Cela ne se fait pas, une fois les militants partis, les salariés licenciés se seraient retrouvés bien seul avec cette nouvelle affaire sur le dos.

Le 8 janvier 2008, les lettres de licenciement tombent pour les six salariés. Quatre pages de motivation pour fautes lourdes : « …lors du mouvement social de fin octobre 2007, vous avez commis des actes illégaux totalement contraires à l’exercice normal du droit de grève, en particulier des actes d’entraves caractérisées à la liberté du travail des salariés non grévistes et à la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que des véhicules, sur les voies d’accès à l’entreprise, à l’entrée comme à la sortie » En fait, il leur ait reproché d’avoir mené une grève active !
On leur reproche aussi une « mise en péril de la sécurité des personnes et des biens » (Brasero à la porte de l’usine et gestion par le piquet de grève des entrées dans une usine à feu continu ne dépendant plus de la seule responsabilité de la direction et de ses cadres).

Ces sanctions interviennent près de deux mois après la survenance des faits reprochés.
Aujourd’hui, le climat n’est plus à la lutte, le ressort est cassé, les ouvriers se taisent et attendent… [NdlR : on notera que la CGT du Verre parle de "très forte mobilisation"...]
Un Comité d’entreprise extraordinaire s’est tenu concernant les faits reprochés aux deux délégués inclus dans la procédure. L’Inspection du travail  doit remettre son avis par la suite.
Depuis un des deux délégués, Bruno Cangon, secrétaire CGT du CHSCT, a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison au sein même de l’entreprise. Il ne pouvait supporter l’éventualité de son licenciement. Après avoir été placé en observation à l’Hôpital du Havre, ses jours ne sont plus en danger.
Ceux–là même qui exploitent et paient une misère des salariés qui acculés au désespoir en viennent à vouloir mettre fin à leurs jours sont coupables et représentent la vraie délinquance.

Malgré tout la lutte se poursuit…
Envoyez vos messages de soutien et de solidarité syndicale et politique aux camarades, ils en ont besoin : cetourres@wanadoo.fr

Et envoyez vos messages de protestation à la direction : SAVERGLASS TOURRES et Cie, courriel : std@tourres.fr Fax : 02.35.53.31.84
Un militant CGT du Havre

03.01.2008

Avec les ouvriers sans papiers

Travailleurs sans papiers - TVMag
Paris, samedi 21 décembre 2007.

Des travailleurs sans papiers (batiment, restauration, nettoyage ...) se dirigent vers Matignon.

Une délégation doit être reçue par Mr Monange et Mme Marion, conseillers travail et libertés publiques du premier ministre.

COMPOSITION DE LA DELEGATION :



Raymond CHAUVEAU : UL CGT Massy

J.C. Amara : Droits devant !!

Gérard ASCHIERI : Secrétaire général de la FSU

Sekhou TOURE ET Ibrahima DIALLO : travailleurs sans-papiers licenciés "d'Universel Service" et de "Buffalo Grill"