12.05.2008
Revue alternative de culture populaire
AVIS À LA POPULATION: sortie du Chéribibi n°3
Par CheriBibi, le 9 mai 2008
« Jamais d’203 » comme disaient les grévistes de chez Peugeot dans les années 50.
Le CHERIBIBI III est arrivé sans s’presser pour apporter joie et bonheur dans les foyers. Il était temps, nombre d’entre vous n’ayant plus rien à lire aux chiottes (ou ailleurs) et la sinistrose guettait au détour d’une file d’attente à l’ANPE (ou ailleurs). Alors ne crevez plus d’ennui, procurez-vous votre dose de CHERIBIBI en vente chez tous les bons dealers (et ailleurs)!
Au sommaire, des causeries avec THE ADICTS (clockwork punk), RICO RODRIGUEZ (trombone ska), LA COMPAGNIE JOLIE MÔME (théâtre engageant), SARAH SAVOY & LES FRANCADIENS (cajun excitant), EDDIE « TAN TAN » THORNTON (trompette à tout va), TIAN AN MEN 89 RECORDS (label punk internationaliste), des dossiers vachement complets évoquant les liens cinéphiliques entre KUNG-FU & PRAXIS RÉVOLUTIONNAIRE, entre REGGAE & KARATÉ, entre LES GASPARDS de Pierre Tchernia et THEMROC de Claude Faraldo, sans oublier de la BD avec la suite des tristes exploits de VERMINAX, les aventures d’ALBAN L’ÉLÉPHANT, de BÉBERT L’AS DU HOLD-UP et de SADIA’N’MASOCH, deux nouvelles de l’inénarrable THIERRY « COCHRAN » PELLETIER, pis aussi EUGÈNE SUE, LA JAVA DES BONS ENFANTS, des chroniques à l’appel et… c’est tout ? Bref, 92 pages de culture populaire dans les dents !
Si vous n’êtes toujours pas abonné, vous pourrez tout de même frimer à la récré en vous le procurant avant tout le monde samedi 10 mai au BARON SAMEDI, 12 rue des Goncourt M°Goncourt où le CHÉRIBIBEAT SOUND SYSTEM ira faire des siennes à partir de 21h. Qu’on se le dise !!!
Et n’oubliez pas de faire tourner la nouvelle à vos amis, votre rézo, vos foroums, blougs et autres machinternets… Oui nide youhou !
23:56 Publié dans Front culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, bédé, punk, ciné, praxis
15.03.2008
Votre programme télé jusqu'en avril 2008
13:05 Publié dans Front culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télé, sarkozy, programme, médias
23.01.2008
RAP FRANCAIS (ARTICLE DE ROUGE)
La LCR va tenir cette semaine son Congrès consacré largement au projet de Nouveau Parti Anticapitaliste qui pourrait sérieusement modifier le paysage politique fançais.
Cela n'empêche pas l'Hebdomadaire ROUGE, publié par l'organisation dont le porte-parole le plus connu est Olivier Besancenot, d'aborder d'autres sujets dont les questions culturelles avec l'article ci-dessous consacré au RAP français. Le sujet est primordial car le combat de classe se déroule aussi sur ce que nous avons appelé LE FRONT CULTUREL.
Nous reproduisons ci-dessous cet article particulièrement bien documenté et intéressant.
RAP FRANÇAIS
Rouge n°2235, 17/01/2008
10 ans après NTM
Le rap n’est plus ce qu’il était. Mais si certains groupes sont à proscrire, d’autres valent la peine d’être suivis.
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| Copyright Faujour |
Galaxie hip-hop
Point de faux débats : depuis ses débuts, le rap n’a jamais été socialement homogène. Cependant, il conservait, niché au fond de lui, cette vocation « populaire mais jamais vendu », pour paraphraser Kery James. Nick Cohn, auteur anglais tombé tardivement en amour pour la bounce (style de la Nouvelle-Orléans porté sur le crime et le sexe) l’avait résumé dans son livre, Triksta : « Le hip-hop a été créé en douce, par et pour les exclus, et son message de base était le défi à travers la fête : nous on est là, fils de putes. On est toujours vivants. Venez voir, on est plus vivants que vous. »
Difficile, aujourd’hui, de sentir cet esprit habiter les acteurs tricolores de cette « culture urbaine ». En 2008, le rap français sent souvent mauvais (sexisme, crises identitaires, idéalisation du voyou, etc.) et, surtout, il ne produit plus grand-chose de bon, y compris avec ses outrages. Si une compilation sort pour commémorer les dix ans de la fin de NTM, la deuxième place forte du hip-hop dans le monde semble patiner, alors que jamais la réalité sociale ne paraît lui donner autant de raisons d’exister. Comme s’en désole Mouloud, journaliste : « Le rap ne sait plus qu’agiter des phantasmes. Soit il fait le jeu de l’UMP en proposant une vision caricaturale de la banlieue, soit c’est la soupe moraliste niaise. On attend qu’un MC nous recrache un morceau comme Le Monde de demain de NTM, un titre dont l’impact et la vérité perdurent. »
De fait, le clivage n’a jamais été aussi grand entre les différents représentants de la galaxie hip-hop, dont l’unité n’est qu’une façade derrière laquelle chacun se réfugie, tout comme la condamnation des dérives du rap ponctue chaque album en guise de gri-gri incantatoire. Que reste-t-il de commun, à part l’étiquette de l’industrie du disque et des médias, entre les tenants d’un rap d’adultes (Rocé, Kohndo, etc.), les vétérans qui tiennent leurs rangs (Joey Starr, Oxmo Puccino, Iam), les militants altermondialistes, sorte de néorock alternatif (Keny Arkana, Kalash…), les atypiques branchouilles (Daabazz, Tekilatex…) et le rap « caillra » pour Skyrock, qui complète le gros des ventes, avec celui de « centre droit », selon l’expression du magazine Unité, de Diam’s ?
Relancer la machine
Asphyxié par le piratage, étouffé par le R’n’B, bouffé par les guéguerres entre bandes et collectifs (Mafia K1’fry versus Mc Jean Gab’1, le tout raconté par les premiers intéressés sur le Web, des fois que quelqu’un ne soit pas au courant…), le rap français tourne en rond pendant que le consumérisme culturel pond des alternatives inodores pour la jeunesse (la tecktonik, etc.). Dans ce contexte, Booba, malgré ses travers et sa virulence, n’a pas trop de mal à survoler son petit monde avec ses fulgurances textuelles (« Quand je traîne en bas de chez toi, je fais chuter le prix de l’immobilier ») au-dessus d’une morne plaine créative, où tous jouent la surenchère d’une authenticité, qui s’invente plus qu’elle ne se vit. Car le rap français est devenu tellement caricatural, que ce sont des humoristes qui le comprennent et l’utilisent le mieux (ses codes, ses signaux, etc.), et Sear, du fanzine historique Get Busy, peut affirmer, sans rire, dans l’émission Web « On refait le rap », que le « coup » de Michael Youn, Fatal Bazooka, se révèle in fine le meilleur album de l’année 2007.
Pour résumer, comme l’explique Mouloud : « À l’instar du rock, le rap a viré beauf, sauf que Joey Starr a quand même plus de classe que Johnny Hallyday. » Naturellement, le rap dérange encore. Les démêlés de La Rumeur avec la justice ou le harcèlement par un groupuscule d’extrême droite de Sniper, tout comme les déboires parlementaires de Monsieur R, le prouvent. L’art et la manière, voilà peut-être ce qui manque pour relancer la machine à faire trembler aussi bien les enceintes de nos chaînes stéréo que celles de l’Assemblée nationale.
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| NTM, « Best of », Sony/Jive |
King Martov
Notes
• À écouter: NTM, « Best of », Sony/Jive; Rocé, Identité en crescendo, Universal jazz ; Oxmo Puccino & The Jazzbatsards, Lipopette Bar, Blue Note ; La Caution, Peine de Maures/Arc-en-ciel pour les daltoniens, Keroze.
• Dans les médias : Fumigène Mag [ www.fumigene.net ], le webzine Booska-P [ www.booska-p.com ] et l’émission « On refait le rap », avec Mouloud, Sear et Olivier Cachin.
• À lire : Nick Cohn, Triksta, Éditions de l’Olivier, 369 pages, 21 euros ; Olivier Cachin, Le Dictionnaire du rap, Scali ; Joey starr et Philippe Manœuvre, Mauvaise Réputation, J’ai lu, 285 pages, 6,70 euros.
10:13 Publié dans Front culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rap, NTM, musique, Sarkozy, Mosey, Sevan, Diam's
30.12.2007
OUVRONS LE FRONT CULTUREL !
La bataille que nous et d'autres avons engagée, qui vont dans un sens convergent dans la région Dieppoise comporte une dimension culturelle que les militants ont trop longtemps et trop souvent négligée.
Les jeunes et l'ensemble des prolétaires sont soumis à un énorme matraquage médiatique devant leur écran de télé qui offre de puissants dérivatifs à l'ennui, en même temps qu'à la colère et à l'action collective.
La volonté de se créer une vie et une identité culturelle authentique pousse chaque week-end des centaines de personnes, surtout des jeunes, dans des lieux festifs où ils peuvent écouter de la musique, se retrouver avec d'autres, exister autrement que devant leur écran. Musique pré-formatée, peut-être... Dans des espaces encadrés, souvent... Mais c'est le premier pas qui compte, n'est-ce pas?
La création d'espaces culturels autonomes, c'est à dire libérés de la Toute Puissance d'Endemol et de TF1, n'est donc pas un luxe ou un sympathique petit "plus" dans le domaine dit du "loisir" mais bien un impératif politique pour les militants. Il s'agit de prendre toute la mesure de l'affrontement de classe multi dimensionnel à mener pour développer la Résistance sociale à Sarkozy et au-delà, ouvrir une perspective révolutionnaire, celle de la libération sociale.
Dans notre région, des initiatives comme celle de l'association Culture en Brousse sont à soutenir et encourager de toute notre force : elles sont vitales. L'ouverture culturelle des site/blog Adagio/Forlana est une autre approche par son contenu aussi exigeant que puissant qui est partie intégrante de la politique au sens global du terme. Les groupes musicaux locaux ou venus d'autres villes et quartiers qui se produisent dans la rue, les bars, les salles locales, sont encore des ouvertures même quand ils ne se revendiquent pas d'un engagement politique au sens strict du terme.
Dieppe Démocratie Directe doit s'engager dans cet espace où politique et culture se rejoignent sous le signe de la révolution. Pour contribuer à ce débat, nous publions ci-dessous la déclaration fondatrice d'une association lyonnaise déjà riche d'une réelle expérience.
CULTURE DE CLASSE :
collectif lyonnais de luttes rouges et noires
Culture de Classe est une association de bénévoles engagé(e)s dans les luttes sociales et politiques. Nous croyons en la lutte des classes mais nous constatons que le prolétariat est de moins en moins préoccupé par sa condition d’exploité et de plus en plus attiré par le consumérisme et l’individualisme. A en croire les médias et les politiciens, le mot « prolétariat » est devenu un gros mot. Pourtant, ce mot représente toujours l’écrasante majorité de la population mondiale. Nous voulons organiser des activités culturelles (musique, théâtre, danse, photos, peintures, sculptures ...) et militantes pour interpeller le public sur la lutte des classes et la culture prolétaire. Le but de cette association est donc de politiser les gens par les moyens de la culture et de les encourager à lutter contre le capitalisme et tous ses avatars : fascisme, sexisme, racisme, homophobie, consumérisme... Notre association se crée à Lyon pour développer la scène culturelle rouge et noire qui existe en France et ailleurs. Dénuées de tout apolitisme, les soirées de Culture de Classe seront accompagnés de tables de presse politiques et syndicales le plus souvent possible.
Culture de Classe est une association (du type loi de 1901) dont tous les bénéfices, au-delà du fonctionnement de l’association, seront redistribués à diverses luttes (grèves, prisonniers...) ainsi qu’aux artistes. Dans tous les cas, le fonctionnement reste fidèle aux principes d’autogestion, de démocratie directe et de désintéressement financier.
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