28.02.2008
Un triomphe de sultan
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.
Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail
Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière- petit- fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias.
En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.
Ecrit par : john | 27.02.2008
11:34 Publié dans nous avons lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, de gaulle, république, monarchie, monaco
22.02.2008
Qui sont les "centristes"
Sur le site Aubervilliers à Gauche, publié par la liste PCF, LO, PT et citoyens, aux élections municipales d'Aubervilliers, on trouve un certain nombre de documents intéressants, comme cette reproduction d'un article de MOnde sur les "centristes".
Les alliés du PS
Centristes sans frontières
LE MONDE | 15.02.08 | 13h28 • Mis à jour le 16.02.08 | 11h37
A un peu plus de trois semaines des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars, le paysage qui se dessine pourrait donner raison à François Bayrou. Les partis dominants, UMP et PS, connaissent des dissidences. Des alliances inattendues se forment. La bipolarisation classique, qui a dominé malgré tout, jusqu'à maintenant, la répartition du pouvoir dans les grandes villes, ne s'impose plus aussi facilement.
Plusieurs facteurs se conjuguent pour produire cette désagrégation. Le premier d'entre eux a été la défaite subie par la gauche à l'élection présidentielle et l'ouverture pratiquée par le vainqueur. Au temps du sarkozysme triomphant, il était prévu que cette stratégie se prolonge aux élections municipales afin d'activer, à la base, les ferments de division de la gauche. Des travaux ont été entrepris dans ce sens, avec l'adoption par la droite d'élus venus de la gauche.
Ce qui n'était pas envisagé, c'était un retournement de conjoncture rapide et brutal au détriment de Nicolas Sarkozy. Du coup, la droite est gagnée par le virus de la division. Une véritable crise d'autorité s'est installée au sommet du pouvoir et à la tête de la majorité. Qui décide ? Qui commande ? Le premier ministre est-il devenu le patron par défaut ? A qui obéit l'UMP ? Le vaudeville de Neuilly-sur-Seine en a été, pour tous les Français, le révélateur : le président de la République ne tient plus ses troupes, dans ce qui fut sa ville et dans ce qui est toujours son parti. Son affaiblissement entraîne une multiplication des cas d'indiscipline et même une petite mutinerie chez les élus de droite parisiens, traditionnellement indociles.
Mais la majorité n'est pas la seule à souffrir d'un manque de leadership. Le Parti socialiste a du mal, lui aussi, à imposer ses décisions, voire à les prendre. Le cas le plus flagrant est celui de Paris, où Bertrand Delanoë n'a pas écarté l'hypothèse d'un accord avec le MoDem au second tour de scrutin. Depuis trente ans, depuis les municipales de 1977, où il les avait très officiellement et solennellement rompues au profit de l'union de la gauche avec le Parti communiste, le PS a rejeté les alliances "centristes" dans les mairies. Aujourd'hui, il est divisé sur ce sujet.
La fronde des élus locaux et des militants contre les dirigeants des partis n'épargne pas François Bayrou. Ses arbitrages sont ridiculisés à Lyon, où l'on trouve de ses partisans sur les listes du maire socialiste sortant, Gérard Collomb, du challenger UMP, Dominique Perben, et du nouveau chef de file investi par le MoDem, Eric Lafond. Ce manque d'unité montre que le panache blanc de l'éternel candidat à l'élection présidentielle ne suffit pas à rassembler ses amis. Le député des Pyrénées-Atlantiques revendique crânement, dans cette diversité d'alliances et cette variété de positions, "la préfiguration de ce qu'il faudra faire un jour pour la France". Sauf que ce ne sont pas les autres qui tournent autour des centristes, mais ceux-ci qui se dispersent dans les deux camps. Le centre est (presque) partout, et sa circonférence nulle part.
Il reste qu'à défaut d'aider à construire une force structurée et cohérente, ces élections permettent que se conjuguent des situations et des intérêts divers pour maintenir en vie un centrisme distinct de la droite, où il a pour habitude de se fondre, et pris au sérieux par la gauche, qui pourrait en avoir besoin. Parce que le sarkozysme est en panne, parce que l'ouverture n'est plus aussi prometteuse qu'il y a quelques mois, parce que le PS ne s'est pas encore remis de sa troisième défaite consécutive à la présidentielle, le centre "maintenu" retrouve l'attrait d'une promesse de changement des comportements politiques.
Article paru dans l'édition du 16.02.08
10:18 Publié dans analyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
Les citoyens pour la liberté de la presse
... Pour le droit de chacun à une information honnête et pluraliste.
16:22 Publié dans Action syndicale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service public, journalistes, syndicat, presse, pétition
Pétition nationale pour la suppression de base élèves
15:01 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, école, fichage
12.02.2008
Pour les services publics et la laïcité : une seule liste à Dieppe, celle conduite par Sébastien Jumel
Défendre les services publics à Dieppe :
une priorité et les moyens d'y répondre
En s'engageant clairement et publiquement avec d'autres forces locales pour la défense des services publics (à Dieppe et aussi dans les communes environnantes), en se prononçant en particulier pour la remunicipalisation de l'eau, le réseau Dieppe Démocratie Directe agit en pleine conscience que ce combat ne se gagnera pas du jour au lendemain et par un coup de baguette magique.
Dieppe Démocratie Directe n'est pas un parti, tout juste une association « de fait » dont les statuts ne sont pas encore déposés. Dieppe3D et ses animateurs ne sont pas candidats à l'élection municipale et n'ont ni voulu ni cherché à l'être.
Par contre nous savons qu'à Dieppe et partout dans l'agglomération, les listes de droite et d'autres listes dites centristes ou à direction socialo-libérale sont farouchement hostiles à ces revendications ouvrières. Leur succès éventuel, celui par exemple de Jean Bazin à Dieppe, sonnerait pour plusieurs années le glas de nos revendications. Bien sûr, si cela devait advenir, nous poursuivrions le combat, mais en position de faiblesse.
Qu'en est-il par contre des listes de gauche, celle de Sébastien Jumel en particulier? Nous avons pu constater (comme tout citoyen qui se donne la peine de s'informer) que le liste Rassemblée, Dieppe avance se revendique sans ambigüité de la défense des services publics, de la laïcité, du logement social, des besoins de la population ouvrière. Mais aussi -choix politique essentiel- de la lutte contre la politique de Sarkozy et de son équipe (lesquels soit dit en passant ne « subissent pas la mainmise » de l'Union européenne mais en sont des pilliers majeurs et conscients).
C'est pourquoi, avec d'autres, nous avons fait ce choix : il n'y aura pas de liste d'extrème-gauche à Dieppe, nous voterons pour la liste conduite par Sébastien Jumel.
Est-ce pour autant que nous pensons naïvement qu'il « n'y a qu'à » mettre le bon bulletin dans l'urne le 9 mars pour que tous ces problèmes soient résolus et que la semaine (ou le mois) suivant son élection les services publics soient reconquis, la laïcité assurée, tout allant pour le mieux dans la République Démocratique et Populaire de Dieppe? Allons donc : pas d'ingénuité, pas d'enfantillages! Cette bataille, même en s'appuyant sur l'élection d'une liste dirigée par un Maire favorable à nos revendications, sera longue et difficile. Nous savons bien que d'autres forces tireront dans le sens opposé. Si nous sommes convaincus de la sincérité de l'engagement de Sébastien Jumel, nous savons aussi qu'il n'aura pas « les pleins pouvoirs » pour décider. Nous savons que le problème sera encore plus ardu dans d'autres villes voisines et liées à la notre.
C'est pourquoi, avec toutes les forces qui sont prètes à mener cette lutte de façon unitaire, conséquente et dans la durée, nous poursuivrons le combat.
C'est pourquoi nous en appelons également à Bruno Ricque, Olivier Poullet et Brigitte Dumesnil, tous des citoyens et militants dont nous respectons l'engagement militant, pour qu'ils « trouvent un terrain d'entente » avec la liste de gauche, comme ils ont affirmé le souhaiter dans une interview à la presse. A notre avis -mais cela n'engage que nous- le seul terrain d'entente vraiment solide est celui -ci : la liste s'engage sur un ensemble de choix fondamentaux ; les citoyens et militants que nous sommes s'engagent à mener sans discontinuer la bataille pour que ces engagements soient respectés et réalisés.
Nous pensons, en outre, que faire porter ces revendications, même formulées avec plus de précisions et de vigueur, par une liste constituée à cette seule fin recèle un réel danger : à moins que celle-ci soit élue (ce qui nous paraît tout de même peu probable!) et sans exclure le risque éventuel de favoriser l'adversaire en créant la division, nous pensons surtout qu'il est dommageable pour le combat de « reconquête des services publics » de l'évacuer et de l'isoler du projet global de la liste menée par Sébastien Jumel. Ceux, dans la gauche socialo-libérale, qui sont hostiles à ces revendications ouvrières et démocratiques auraient alors gagné un moyen de pression supplémentaire : dire et répéter pendant les six années qui viennnent que le projet de défense des services publics « a été battu en ne recueillant que 5-6 % ou moins en mars 2008 ». Camarades, ne leur faites pas un tel cadeau! Retirez votre liste et développez votre action dans l'unité et la clarté : nous serons alors, avec beaucoup d'autres, à vos côtés.
14:25 Publié dans municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dieppe, muncipales, services publics, laïcité, eau, Jumel, Ricque
11.02.2008
Pour l'indépendance de la presse (SNJ)
On vient d'apprendre que 150.000 véhicules de type mégane ont disparu des stocks de Renault, provoquant une perte de 2,25 mds €.
Selon l'enquête, cette perte serait le fait d'un employé, entendu actuellement par la brigade financière : il affirme avoir agi seul, et avait pris l'habitude de quitter chaque soir l'usine au volant d'un véhicule neuf différent. Les dispositifs de contrôle de l'entreprise n'ont rien détecté.
Le manège, qui durait depuis environ 750 ans, n'a été détecté que grâce à la vigilance du gardien de nuit, qui a remarqué que la couleur de la voiture de l'employé était chaque jour différente.
Il n'y aurait aucun enrichissement personnel, l'employé ayant déclaré avoir agi dans l'intérêt de l'entreprise, et comptait revendre les véhicules au marché noir et remettre le produit de la vente à son employeur. Il appartiendra à l'enquête de vérifier ces dires.
Il reste cependant incompréhensible que personne n'ait remarqué les 150.000 véhicules parqués dans le jardin du coupable...Les voisins se déclarent choqués et extrêmement surpris.
Il paraîtrait aussi que comme ancien mécanicien il avait gard2 un double des clés des voitures !!
LES MEDIAS GOBENT LES PLUS GROSSES ENORMITES... UN PEU PLUS GROSSES A CHAQUE FOIS. SANS SE POSER DE QUESTIONS...
ALORS, COMME 250 BLOGGEURS ET 9000 CITOYENS...
DITES "STOP" A LA FRANCE QUI FONCE DROIT DANS LE MUR (ET EN CHANTANT EN PLUS !!)
SIGNEZ LA PETITION POUR L'INDEPENDANCE DES REDACTIONS. www.intersj.info
18:23 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Presse, indépendance, syndicat, désinformation
09.02.2008
Face à Sarkozy où est l’opposition ?
Nous avons lu la contribution ci-dessous sur le site de la Gauche Révolutionnaire (GR), une des rares petites organisations d'extrème-gauche à avoir répondu positivement à l'appel de la LCR à construire un Nouveau Parti Anticapitaliste.
Le thème de cet article : nécessité d'une véritable "opposition", nature du "sarkozysme", perspectives de lutte nous a paru d'un intérêt majeur pour les lecteurs de ce blog Dieppe Démocratie Directe, bien que la GR ne soit pas présente à Dieppe. C'est pourquoi nous le reproduisons ci-dessous.
ARTICLE PARU DANS LE MENSUEL L'EGALITE
Il est partout, on ne voit que lui, on n’entend que lui… et cela agace bon nombre d’entre nous ! Au delà du personnage ultra médiatique, force est de constater que Sarkozy développe une méthode qui est bien plus qu’un habile style de communication. Cette «méthode Sarkozy», qui a anéanti l’opposition (qui n’a pas trop cherché à résister d’ailleurs…) pousse aussi à une confrontation accrue avec les travailleurs, d’où l’extrême polarisation entre les pro et anti-sarko.
La «méthode Sarkozy» c’est un bulldozer ultra-libéral assorti d’une démagogie populiste et réactionnaire. Sa campagne en a été un exemple frappant. Tel un Bonaparte, il a réussi à apparaître comme un dirigeant au dessus des classes sociales et des appareils, mettant sa propre personne en jeu et forçant ses adversaires à suivre le rythme qu’il avait défini. Arrivé au pouvoir, il garde la même stratégie, annonçant chaque jour de nouvelles attaques, avec des avancées et des reculs tactiques mais en gardant toujours un cap ultra libéral. Cette omniprésence, cette communication aussi habile soit elle, ce rythme effréné de contre réformes ne sauraient faire oublier les fondamentaux politiques, économiques et sociaux de la lutte des classes.
«Ouverture» et paralysie de l’opposition politique
Alors que le PS, principal parti dit «d’opposition», s’emmêle dans les querelles de chefs et ne propose qu’un programme similaire à celui de la droite dans le fond, Sarkozy leur a asséné un coup dur en débauchant certains de ses dirigeants. Cela lui a permis de n’avoir qu’un seul rival crédible, Ségolène Royal, celle qui assume le mieux un programme libéral mais qui, affaiblie par la défaite aux élections et les divisions dans son parti, ne représente pas une menace sérieuse pour le moment. Car en fin de compte, c’est autant la passivité du PS et de ses alliés que la méthode de Sarkozy qui lui permettent d’être omniprésent et d’avoir un grand espace devant lui pour mener ses attaques.
Intégration accélérée des syndicats à l’appareil d’état
Pour faire passer son programme ultra libéral, Sarkozy et le patronat ont réussi à s’appuyer sur le zèle des directions syndicales et leur volonté d’être des «partenaires». La principale leçon à tirer de la grève des cheminots de Novembre 2007 est que la défaite n’est pas due à un manque de combativité des travailleurs, ni même à la «méthode Sarkozy», c’est la trahison des directions syndicales la principale responsable. Lorsque Thibault, secrétaire général de la CGT, rencontre Sarkozy à quelques heures du début de la grève alors que le gouvernement dit clairement qu’il n’y a rien à négocier, cela envoie le message au patronat et au gouvernement que les directions syndicales n’iront pas au bout du conflit et qu’ils peuvent donc continuer leurs attaques et même les accélérer.
Faiblesse de sa base sociale et questions économiques
Les premières limites sont apparues à l’automne dernier avec les premières luttes d’opposition à la politique du gouvernement (marins pêcheurs, cheminots…). Cela s’est vu aussi aux réactions d’indignation à l’annonce de l’augmentation de salaire que Sarkozy s’est octroyé, alors qu’il ne cesse de déblatérer sur les soi disant «nantis» et les «privilégiés» que seraient les fonctionnaires, chômeurs et autres bénéficiaires des minima sociaux.
La principale faiblesse de Sarkozy est la faiblesse de sa base sociale. Il est soutenu en majorité par la frange la plus âgée de la population, et 78% des catégories les plus aisées ont voté pour lui, il est aussi majoritaire dans la petite bourgeoisie (professions libérales, artisans, agriculteurs…). S’il a réussi lors des élections à attirer une partie des ouvriers et des classe moyennes, cette partie de son électorat ne lui apporte pas un soutien sans faille, loin de là. Les dernières luttes et les réactions sur la baisse du pouvoir d’achat, l’opposition à la politique sociale du gouvernement le montrent.
Ce qui risque aussi de compliquer grandement la situation pour le gouvernement, c’est la faible marge de manœuvre économique dont il bénéficie. Le volontarisme affiché sur la croissance va se confronter à la montée de l’inflation et au risque de plus en plus précis de récession économique mondiale. Il apparaîtra alors de plus en plus clairement que les promesses sur le pouvoir d’achat et le fameux «travailler plus pour gagner plus» ne sont que des mensonges destinés à favoriser le patronat.
Pour les travailleurs et les jeunes, il ne s’agit pas d’attendre que les faiblesses et limites de Sarkozy se développent. Mais il faut dès aujourd’hui s’organiser politiquement pour préparer ce qui manque de façon cruciale face à Sarkozy : une vraie opposition politique : une alternative au capitalisme.
Virginie Prégny
L'Egalité n°129 (Janvier-Février 2008)
10:45 Publié dans nous avons lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, opposition, anticapitaliste, Bonaparte, démagogie, Nouveau Parti Anticapitaliste
06.02.2008
Constitution européenne
Les Versaillais du 4 février : remember !
Souvenez vous d'eux...
L'ensemble des députés et sénateurs communistes mais aussi 91 socialistes à l'Assemblée nationale et 30 socialistes au Sénat ont voté contre la ratification du Traité de Lisbonne qui adopte une version à peine modifiée de la Constitution européenne rejetée par le peuple lors du référendum de 2005.
Sandrine Hurel, députée, et Alain Le Vern, sénateur, pour ce qui nous converne localement à Dieppe, font partie de ceux-là qui ont voté contre.
Le blog Le Communiste 76 publie la liste des députés et sénateurs dits « de gauche » ayant voté pour la ratification du Traité de Lisbonne que Sarkozy et son gouvernement ont décidé de faire passer sans référendum, bafouant la démocratie et contedisant le choix populaire clairement exprimé lors du référendum de 2005 et lance cet appel à la mémoire : souvenez-vous d'eux !
10:10 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Europe, constitution, élections, communiste, socialiste, Hurel, Le Vern
01.02.2008
Histoire d'eau à la Dieppoise
Militant CGT, licencié de Vivendi suite à ses livres dénonçant la main-mise de Multinationales comme Veolia ou la Lyonnaise des Eaux pratiquant un véritable pillage des usagers de cette ressource vitale, l'eau, Jean-Luc Touly a jeté mercredi un véritable « pavé dans la mare » dieppoise en animant le débat « Faut-il remunicipaliser l'eau ? » organisé par les Alternatifs.
Premier point important : des citoyens, surtout des responsables associatifs locaux, ont engagé la discussion ensemble et avec les représentants des candidats. C'est une première expérience de démocratie directe, de bas en haut, non encadrée par les principales forces politiques organisées qui y ont cependant participé, en apportant leurs réponses et interrogations. Nous contribuerons à ce que cela se produise de nouveau et sur d'autres questions tout aussi centrales.
Second point à souligner : la constitution en cours, suite à cette réunion d'un Collectif de l'Eau qui, au-delà des questions de principe et des généralités, se mettra au travail avec l'aide de la Convergence pour les Services Publics et de Jean-Luc Touly pour étudier dans le détail le dossier local de l'eau, quel que soit le résultat des élections et la politique menée demain par les élus.
Les avis émis par les candidats sont bien sûr à noter et à méditer!
Jean Bazin et ses amis se prononcent pour « un audit ». Certains citoyens pensent que c'est « mieux que rien »... certes! Dommage que cela n'ait pas été fait depuis 7 ans que Jean Bazin tient les finances de Dieppe avec son ex-leader Edouard Leveau. C'est un peu facile dans cette circonstance de tout rejeter sur « ce que les Communistes ont fait en 1991 », non ?
Les représentants du PT pensent que le « retour à la régie municipale » en rupture avec l'agglomération est LA solution. Affirmer un choix inébranlable pour le Service Public : oui ! Mais attention aux formules magiques : ET LES AUTRES COMMUNES de l'agglo, n'ont-elles pas droit elles aussi à un retour au service public? Faut-il se contenter de constater que les Communautés d'Agglomération ont un fonctionnement non-démocratique, et c'est un fait (absence d'élections et de contrôle citoyen), ou se battre pour leur démocratisation ? Nous y reviendrons.
Sébastien Jumel a pris quant à lui l'engagement de « faire un diagnostic de la situation » et c'est bien le minimum nécessaire! Il se prononce pour « le renforcement partout des services publics » mais « n'exclut aucune solution » : c'est un début mais il faut aller plus loin. Car ne faut-il pas justement exclure la poursuite de la surfacturation des usagers, le pillage de la ressource eau par une multinationale avide de profits, et la corruption dans l'opacité qu'elle génère partout en France?
Sébastien Jumel est par contre le seul candidat à s'être justement prononcé pour « une nationalisation pour l'égalité, la continuité et la péréquation tarifaire du service ». Tel est le point sur lequel un militant de Dieppe3D était d'ailleurs intervenu à la réunion de mercredi. Un point essentiel et la réponse nous satisfait. Avec toutefois cette précision nécessaire : sans attendre pour autant le « grand soir » où un gouvernement révolutionnaire de salut social serait élu pour mettre ce programme en oeuvre : on risquerait -qui sait?- d'attendre longtemps...alors que des mesures de sauvegarde immédiates sont possibles sur le plan local. Des mesures à portée limitée, c'est vrai : c'est pour cela que nous soutenons Jumel qui est le seul à situer clairement sa candidature dans le cadre de la lutte contre la politique de Sarkozy, désolé Bruno, mais le "municipalisme" et la "Défense de la République Une et Universelle", ça ne fait pas tout à fait le compte !
13:29 Publié dans les priorités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : service public, eau, Dieppe, municipales, élections


