21.05.2008

A Dieppe Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

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les Anticapitalistes

-comité dieppois pour un nouveau parti-

06 78 92 75 30

 

 

Le temps est venu de démanteler la politique de Sarkozy

faisons le reculer, tous ensemble !

Ce gouvernement attaque sur tous les terrains, il méne une politique globale.Il cherche à nous épuiser, dossier après dossier, régression après régression, pour au bout du compte, transformer la société en une jungle libérale encore plus inégalitaire, encore plus dure pour les plus vulnérables et encore plus profitable pour les actionnaires.

Il n’y a qu’une réponse possible : se mobiliser ensemble.

Ni la défaite électorale, ni les mobilisations sectorielles ne font plier ce gouvernement.

La droite prend une claque électorale cinglante lors des municipales, elle reçoit un vrai désaveu de sa politique. Dans les semaines qui suivent, le gouvernement multiplie les attaques : il annonce un plan de licenciement massif contre les fonctionnaires et la destruction de la fonction publique, il vole 600 € aux familles qui bénéficient des allocations familiales, il s’en prend aux malades avec les franchises médicales, aux chômeurs en les menaçant de radiation en cas de refus « d’offre d’emploi valable »…

La résistance à toutes ces contre-réformes existe, elle se manifeste dans de nombreuses luttes. Au cours des derniers mois , les journées d’action sans suite, secteur par secteur, se sont multipliées. Mais on voit bien qu’une seule journée, même réussie, ne suffit pas.

Le 22 mai, nous ne pouvons nous satisfaire de réclamer mollement « une retraite solidaire ». Nous avons besoin d’une grève, interprofessionnelle massive et reconductible, dans le public comme dans le privé, pour contester le bien-fondé de la réforme, pour exiger une retraite pleine et entière à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) après 37,5 années de cotisations, à 75 % du meilleur salaire et pas moins de 1500 euros.

C’est, maintenant, le moment d’engager le combat social.

Alors oui, pour stopper les attaques de Sarkozy, il faut lui infliger une défaite sur le terrain des luttes. Pour cela, nos résistances doivent se développer et se centraliser vers un mouvement d’ensemble. Seule une épreuve de force de longue durée peut faire plier la droite et le patronat.

On ne peut pas attendre 2012 et laisser, d’ici là, les réformes sarkozystes ravager la société et nos vies. Le temps n’est pas à « limiter les dégâts », car, avec une telle politique, on ne limite rien et on recule sans arrêt.

Le choix est clair, soit attendre avec la certitude de vivre de plus en plus mal, soit organiser la grève générale reconductible pour prendre l’offensive et battre ce gouvernement et ses réformes.

 

 

D’années en années se développe une politique de plus en plus réactionnaire revenant sur plus d’un siècle de conquêtes sociales. Nous subissons une remise en cause de tous les droits fondamentaux : droit au travail, droit au logement, droit à la culture et à l’éducation, droit à la santé et à la retraite, droit de libre circulation des hommes et des idées, droit à la paix et bien sûr casse des solidarités collectives avec le démantèlement des services publics. Contre cette politique se développent de nombreuses ,le CPE, la guerre en Irak, la remise en cause du droit à la retraite...Mais elles restent souvent infructueuses, en particulier quand un syndicalisme "d’accompagnement" prend le pas sur un syndicalisme de lutte de classe .

A celles et ceux qui luttent, dans leurs entreprises, dans leurs services, dans leurs ateliers, dans leurs quartiersil manque un débouché politique, un projet de société alternatif. Ce quine peut venir du Parti socialiste et de ses alliés dont le programme est l’adaptation au libéralisme. La seule proposition crédible est celle d’un changement de société qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme, avec le pillage de la planète et la destruction de la nature, le machisme, le racisme, la domination impérialiste et les occupations militaires.

Depuis plusieurs mois, se constitue avec la LCR mais aussi avec beaucoup d’autres des comités d’initiatives pour la création d’un nouveau parti anticapitaliste. Ces comités composés de militants issus d’histoire et d’itinéraires différents appellent à la création d’un nouveau parti, qui soit l'héritier du meilleur des combats passés, sans reproduire les erreurs qui nous ont menés dans l'impasse. Un parti qui affirme clairement son refus de la gestion du capitalisme comme la soumission aux institutions de la classe dominante, et qui affirme son indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste. Un parti qui place le débat démocratique au centre de toute prise de décisions, de toute mise en œuvre et qui réconcilie le mouvement social et la lutte pour une autre société, une société où les choix seront faits démocratiquement et non pas dictés par les marchés financiers.

A Dieppe et dans sa région, les Anticapitalistes -comité dieppois pour un nouveau parti- s'est constitué, regroupant des jeunes, étudiants, travailleurs et privés d'emploi. Dès les premières réunions, une dynamique forte s'est affirmée montrant le besoin et le potentiel sur le plan local d'un parti qui accepte de s'attaquer sans compromissions aux maux engendrés par le système et donc au capitalisme lui-même. Si le comité comporte quelques militants de la LCR, il réunit surtout dès maintenant des militants associatifs et syndicaux ayant d'autres expériences politiques ou n'ayant jamais eu de carte... Nous nous adressons à tous ceux et à toutes celles

  • Qui luttent contre Sarkozy et le Medef, pour le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, à l'éducation, à une retraite digne…

  • Qui luttent contre la destruction de notre environnement, l'exploitation des hommes et la marchandisation de la nature, qui veulent construire une société respectueuse de l'environnement et de la justice sociale.

  • Qui se solidarisent avec les peuples en luttes pour le droit à disposer d’eux-mêmes et de leur terre, qui luttent pour la régularisation de tous les sans-papiers.

  • Dont les mobilisations régulières pour un monde meilleur font trembler le gouvernement et les puissants.

 

Les Anticapitalistes dieppois vous invitent à les rejoindre, à élaborer ensemble nos bases d'orientation, à prendre part à l'action décidée en commun

Pour nous contacter 06 78 92 75 30

Prochaine réunion le 31 avril

08.04.2008

A Dieppe contre les franchises médicales

13609742.jpgSAMEDI 12 AVRIL à 14H
Parvis de la Mairie de Dieppe
Pour déposer vos boîtes de médicaments vides
Devant la sous-préfecture
 
 
 
 
 
 
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LES FRANCHISES SUR LES SOINS
NE SONT PAS UNE FATALITE ! 

Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.

Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.

Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.

Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales,  déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)

Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.

Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.
Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.


L’appel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2, pour atteindre 116.000 signatures sur le site, et 36.000 signatures papier récoltées par Bruno-Pascal Chevalier.

L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.

Les franchises sur les soins ne sont pas une fatalité.

Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, elles témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.

Christian Lehmann
www.appelcontrelafranchise.org

 

* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org
** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert  anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.
*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »

**** www.grevedesoins.fr

NOTE IMPORTANTE AU NIVEAU DES LISTES DE SIGNATAIRES ET DES PETITIONS PAPIER :

1-Toutes les signatures sont comptabilisées. Beaucoup aimeraient pouvoir retrouver facilement leur nom sur la liste mais le nombre de signataires rend ceci très difficile.
2-Sur ce site, vous trouverez un modèle de pétition papier à signer. Il n’existe pas d’adresse postale où envoyer cette liste… pour une bonne raison. Nous n’avons pas les moyens matériels d’entrer à la main des milliers de signatures. Nous vous demandons donc d’aller au bout de votre geste militant et d’intégrer ces signatures à la liste, en notant éventuellement *.* si vous n’avez pas l’adresse mail du signataire. Vous pouvez aussi adresser les pétitions papier à :
Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge

 

Pour les initiateurs de l’Appel contre la Franchise
Christian Lehmann et Martin Winckler

 

02.01.2008

Le Havre : Concert de soutien à RESF

Pas de trêve pour la chasse à l’homme. Le réseau Education sans Frontières (RESF) et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) du Havre sont mobilisés pour empêcher l’expulsion d’un père de famille nigérian. Un concert de solidarité est annoncé pour le 29 janvier.

L’histoire se passe au Havre, mais elle pourrait se dérouler dans n’importe quelle ville française. La famille Ogunleye a trois enfants âgés de trois ans, deux ans et quatre mois, tous nés en France. L’aîné est scolarisé dans une école maternelle havraise. Le second va dans une crèche.

Au Nigéria, le père était ingénieur mécanicien. La mère était avocate. Tous deux ont quitté leur pays pour rester en vie. Anglophones d’origine, les deux parents parlent aujourd’hui français et aspirent à s’intégrer professionnellement en France dès qu’ils en auront la possibilité. La famille Ogunleye ne demande qu’à mettre ses compétences au service de leur nouveau pays. Leurs enfants ne connaissent que celui-là.


Malgré leur histoire, les Ogunleye ont été déboutés du droit d’asile. Ayodeji Ogunleye a été arrêté le mercredi 19 décembre, dans le Loiret, lors d’un banal contrôle routier. Il a été expédié à la prison administrative pour étrangers du Mesnil-Amelot. Là où une révolte gronde depuis le 20 décembre. Cent vingt personnes sont emprisonnées dans ce centre de rétention, à deux pas des pistes de l’aéroport de Roissy… Malgré leurs conditions carcérales difficiles, malgré les menaces d’expulsion, malgré les intimidations, les détenus innocents ont réussi à s’organiser. Ils ont été rejoints par les trois cents détenus des deux centres de rétention de Vincennes. Une grève de la faim est suivie par certains prisonniers.

« Ils protestent contre leurs conditions de détention, mais aussi et surtout contre le sort qui est fait aux sans-papiers dans ce pays et contre la véritable chasse à l’homme dont ils sont l’objet, explique RESF dans un communiqué. Soumis à la pression de la politique du chiffre à tout prix, les préfectures et les services de police recourent à tous les moyens et à tous les stratagèmes pour interpeller, placer en rétention et expulser à tout va. Rafles dans les transports et dans les rues, descentes de police sur les lieux de travail et même dans les magasins comme cela s’est produit mercredi à Paris, convocations pièges, contrôles au faciès, interpellations à domicile, tout est bon pour faire du chiffre. Si monsieur Sarkozy prétendait aller chercher le pouvoir d’achat avec ses dents, ce sont les sans-papiers que monsieur Hortefeux va, lui, chercher avec ses dents pour tenter d’atteindre son objectif démentiel de 25 000 existences fracassées en 2007. »

« Le nombre des familles qui se tournent vers RESF ou la LDH a considérablement augmenté, indique une militante havraise. Les familles qui étaient en procédure OFPRA au moment de la circulaire Sarkozy n’ont actuellement aucune chance de pouvoir obtenir un titre de séjour. Le fait d’être débouté du droit d’asile, ne veut pas dire que ces familles puissent retourner sans craintes dans leur pays. Comble de l’absurde, certaines personnes ne sont ni expulsables ni régularisables. C’est comme ça que l’on fabrique des sans-papiers condamnés à vivre sans droits, à la merci d’employeurs peu scrupuleux. Il ne faut pas attendre malheureusement de notre gouvernement la régularisation des étrangers qui vivent en France depuis plusieurs années. Nous devons dénoncer cette situation et aider de notre mieux ces familles en empêchant leur expulsion. Après les dernières lois votées au parlement, durcissant notamment le regroupement familial, nous devons continuer à lutter contre l’application de ces lois xénophobes et racistes. Refusons que ces lois soient appliquées en notre nom. »

RESF existe au Havre depuis 2005. L’action de ces militants a permis de limiter la casse, d’accompagner les personnes menacées dans leurs épuisantes démarches administratives, de mobiliser enseignants et parents d’élèves autour de cas critiques, d’apporter un peu d’humanité dans des vies brisées par la terreur policière.

Pour poursuivre la lutte, RESF Le Havre organise un concert le 29 janvier, à partir de 18h30, à la Maison de l’Etudiant. Les Bidons d’Eole, Dominique Comont, 1 costard pour 2, les Tinun’s, les Josettes rouges et les 4 L assureront le spectacle.

Entrée : 10€ (5€ pour les étudiants, les chômeurs, les précaires).

Le site Internet de RESF permet de suivre le mouvement des sans-papiers dans les centres de rétention. Il donne également des informations sur les groupes RESF de chaque région. On peut y signer des pétitions, notamment pour soutenir Ayodeji Ogunleye.

21.12.2007

Cette semaine à Dieppe

STRADIBUS : la lutte a payé !

La semaine a commencé lundi 17 décembre avec l'annonce du demi succés des employés de Stradibus. La grève des chauffeurs de bus a obligé la direction à négocier et à accorder des augmentations de salaires. Les personnels étaient tous d'accord et solidaires, l'interruption du service a été totale et ils n'étaient pas du tout décidés à accepter une augmentation ridicule par rapport à leur demande et à la réalité du coût de la vie.

En plus, le syndicat CGT de stradibus a tenu à se battre également pour les employés en CDD afin qu'ils obtiennent une embauche définitive.

Bravo pour les chauffeurs de bus, leur exemple est bon à suivre! 

 

MUNICIPALES : le PS prolonge le suspens.

Contrairement à ce qui se disait en fin de semaine dernière, la Section PS de Dieppe fait durer le suspens sur le fait de soutenir une liste dirigée par Sébastien Jumel ou de partir sur une liste Dieppe A Venir = Dieppe tous seuls... Arnaud Coignet est-il géné par l'attitude de certains "socialistes" qui font pression sur le thème : "si vous soutenez les cocos, nous on soutiendra Chauvière..." ? Allez, un peu de courage et de clarté ça ne ferait pas de mal !  

 

GAUCHE DIEPPOISE : ADAGIO et FORLANA aiment bien DIEPPE3D

Une nouvelle qui nous fait bien plaisir : le blog Adagio et le site Forlana (voirs liens) dont le contenu varié (politique et culturel) nous parait depuis longtemps très sympathique a bien aimé nos dernières publications (Solidarité ouvrière et Poésie) et décidé de publier à son tour notre lien. Un pas de plus a donc été franchi vers une expression libre et indépendante tout à fait à gauche à Dieppe.