14.05.2008
Mai 68... Mai 08 : on attend quoi?
Action Citoyenne (Yvetot),
l'Association Citoyenne pour le Débat et l'Action en Vallée de Seine (ACDAV)
Le collectif unitaire de l'agglomération rouennaise
La section pays de Caux de la Ligue Communiste révolutionnaire (LCR)
Mai 68 ... Mai 08 : On attend quoi ?
Samedi 31 mai 2008 – de 14H à 18H
Salle Claudie André Deshays
Rue des Chouquettes - Yvetot
Le programme des réjouissances :
14H00 : accueil … pour faire un peu connaissance
14H30 : Mai 1968 :
Notre cher président ne rêve que de cela : enterrer 68 !
Mais ne nous y trompons pas : si cette droite particulièrement conservatrice hait à ce point cette période, ce n’est pas seulement le souvenir des manifs étudiantes, des moments d’intense liberté où l’imagination était au bout du pavé … non, ce qu’elle déteste par dessus tout ce sont ces millions de grévistes qui lui ont fait si peur. La grève générale … heureusement que Séguy était là !
(une introduction par Nadine Floury (ACDAV) suivie d'un débat)
16H00 : on a déjà pas mal travaillé pour un samedi … pause rafraîchissement et sustentation
16H30 : Mai 2008
Il y a une dizaine d’années, au creux des années 90, émettre l’idée qu’une alternative au capitalisme était possible semblait au mieux loufoque, au pire blasphématoire …
Aujourd’hui, les émeutiers de la faim crient au secours, l’équilibre écologique de la planète vacille, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres et la course incessante au profit plonge le système au cœur d’une crise économique historique.
En France la droite et le patronat attaquent tous azimuts !
En nous ? Qu’avons-nous pour nous battre ? Pour résister ?
Pour imaginer une autre société ? Un autre avenir ?
La « gauche » institutionnelle chasse sur les terres du centre et prépare 2012 … rien à attendre d’elle !
Nous sommes très nombreux à vouloir nous organiser pour recréer une « vraie » gauche, réellement anticapitaliste.
C’est le sens du deuxième débat introduit par Jean Pierre Hue (Action Citoyenne Yvetot) sur le thème: « qu'est ce qu'un vrai parti de gauche ? »
08:36 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : yvetot, noueau parti anticapitaliste, mai 68
13.05.2008
mobilisation lycéenne
Mardi dernier 6 Mai, nous avons été nombreux à mannifesté dans les rue de DIeppe.
Après cette manifestation, une délégation a été reçu par le sous-préfet puis par le Maire de Dieppe qui nous a clairement apporté son soutien.
La même délégation sera reçu par la Député Sandrine Hurel le lundi 19 mai.
Jeudi 15 Mai, une mobilisation nationale et unitaire est prévue dans toutes les villes de France. De la plus petites à la plus grosses ville.
Alors le CDJD vous donne rendez-vous
à
10h devant la Gare de DIeppe
00:04 Publié dans jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manif, dieppe, 15 mai, cdjd
12.05.2008
Revue alternative de culture populaire
AVIS À LA POPULATION: sortie du Chéribibi n°3
Par CheriBibi, le 9 mai 2008
« Jamais d’203 » comme disaient les grévistes de chez Peugeot dans les années 50.
Le CHERIBIBI III est arrivé sans s’presser pour apporter joie et bonheur dans les foyers. Il était temps, nombre d’entre vous n’ayant plus rien à lire aux chiottes (ou ailleurs) et la sinistrose guettait au détour d’une file d’attente à l’ANPE (ou ailleurs). Alors ne crevez plus d’ennui, procurez-vous votre dose de CHERIBIBI en vente chez tous les bons dealers (et ailleurs)!
Au sommaire, des causeries avec THE ADICTS (clockwork punk), RICO RODRIGUEZ (trombone ska), LA COMPAGNIE JOLIE MÔME (théâtre engageant), SARAH SAVOY & LES FRANCADIENS (cajun excitant), EDDIE « TAN TAN » THORNTON (trompette à tout va), TIAN AN MEN 89 RECORDS (label punk internationaliste), des dossiers vachement complets évoquant les liens cinéphiliques entre KUNG-FU & PRAXIS RÉVOLUTIONNAIRE, entre REGGAE & KARATÉ, entre LES GASPARDS de Pierre Tchernia et THEMROC de Claude Faraldo, sans oublier de la BD avec la suite des tristes exploits de VERMINAX, les aventures d’ALBAN L’ÉLÉPHANT, de BÉBERT L’AS DU HOLD-UP et de SADIA’N’MASOCH, deux nouvelles de l’inénarrable THIERRY « COCHRAN » PELLETIER, pis aussi EUGÈNE SUE, LA JAVA DES BONS ENFANTS, des chroniques à l’appel et… c’est tout ? Bref, 92 pages de culture populaire dans les dents !
Si vous n’êtes toujours pas abonné, vous pourrez tout de même frimer à la récré en vous le procurant avant tout le monde samedi 10 mai au BARON SAMEDI, 12 rue des Goncourt M°Goncourt où le CHÉRIBIBEAT SOUND SYSTEM ira faire des siennes à partir de 21h. Qu’on se le dise !!!
Et n’oubliez pas de faire tourner la nouvelle à vos amis, votre rézo, vos foroums, blougs et autres machinternets… Oui nide youhou !
23:56 Publié dans Front culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, bédé, punk, ciné, praxis
09.04.2008
Moi(s) contre la Francafrique

7 avril - 13 mai 2008. Survie organise un "Moi(s) contre la Françafrique"
Nicolas Sarkozy avait promis, durant sa campagne présidentielle, une rupture avec les régimes corrompus et autoritaires. Et annoncé, lors de son discours d’investiture, une politique de la France au service des droits de l’homme dans le monde. Ces espoirs ont été vite déçus.
Un an après les élections présidentielle et législatives, Survie organise un Moi(s) contre la Françafrique pour relancer le débat en France sur les liens que notre pays continue d’entretenir avec la plupart de ses anciennes colonies africaines : aide au développement dévoyée, interventions militaires, soutien à des dictatures, pillage des ressources, etc.
Peu transparente et de plus en plus critiquée (au Tchad, au Gabon, au Congo, en Côte d’Ivoire...), la politique de la France en Afrique doit faire l’objet d’une véritable réforme : instauration d’un contrôle parlementaire, fin de l’ingérence et respect des aspirations démocratiques des populations africaines.

Afin de donner une audience plus large à ces revendications, Survie organise du 7 avril au 13 mai un mois de mobilisations partout en France : interpellation des élus et sensibilisation du grand public avec des conférences, des projections débats, des tables de presse, des concerts, des manifestations...
50 ans de République Françafricaine

Cette année, le "Moi(s) contre la Françafrique" se déroulera du 7 avril (date du début du génocide au Rwanda en 1994) au 13 mai (le 13 mai 1958 étant considéré dans l’histoire officielle comme l’avènement de la Vème République et le retour au pouvoir du général de Gaulle).
En 1958, l’instauration de la Vème République par le général de Gaulle (rappelé au pouvoir en pleine guerre d’Algérie) coïncide avec la mise en place de la Françafrique, devenue en quelque sorte consubstantielle d’une République qui s’attachera, jusqu’aujourd’hui encore, à garder une haute main sur les pays africains et leurs ressources naturelles.
La stigmatisation des 50 ans de cette politique, non démocratique, est pour nous l’occasion d’appeler à un changement réel et à une véritable rupture dans ces pratiques par un assainissement des relations franco-africaines.
13:50 Publié dans International : Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, survie, francafrique
08.04.2008
A Dieppe contre les franchises médicales
SAMEDI 12 AVRIL à 14HParvis de la Mairie de Dieppe
Pour déposer vos boîtes de médicaments vides
Devant la sous-préfecture

Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.
Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.
Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.
Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)
Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.
Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.
Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.
L’appel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2, pour atteindre 116.000 signatures sur le site, et 36.000 signatures papier récoltées par Bruno-Pascal Chevalier.
L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.
Les franchises sur les soins ne sont pas une fatalité.
Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, elles témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.
Christian Lehmann
www.appelcontrelafranchise.org
* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org
** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.
*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »
**** www.grevedesoins.fr
NOTE IMPORTANTE AU NIVEAU DES LISTES DE SIGNATAIRES ET DES PETITIONS PAPIER :
1-Toutes les signatures sont comptabilisées. Beaucoup aimeraient pouvoir retrouver facilement leur nom sur la liste mais le nombre de signataires rend ceci très difficile.
2-Sur ce site, vous trouverez un modèle de pétition papier à signer. Il n’existe pas d’adresse postale où envoyer cette liste… pour une bonne raison. Nous n’avons pas les moyens matériels d’entrer à la main des milliers de signatures. Nous vous demandons donc d’aller au bout de votre geste militant et d’intégrer ces signatures à la liste, en notant éventuellement *.* si vous n’avez pas l’adresse mail du signataire. Vous pouvez aussi adresser les pétitions papier à :
Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge
Pour les initiateurs de l’Appel contre la Franchise
Christian Lehmann et Martin Winckler
12:51 Publié dans actualité locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franchises médicales, soins, sarkozy, santé, jean-pierre ligny, protestation
07.04.2008
Derrière les Ch'tis
Ce n'est pas pour rien que nous avons un Club de supporters de Lens à Rouxmesnil-Bouteilles qui regroupe de nombreux habitants de la région de Dieppe ! Et le blog dieppois Jyvais.org a reproduit une chanson en Ch'ti à ce sujet écrite par un militant communiste de ch'nord.
Pour finir : supporters de l'OM, nous n'avons rien contre vous ! Et il n'y a pas que des fachos dans les suporters du PSG ! Oui, il y a des prolos et das anti-fascistes à la Tribune d'Auteuil : cassons la légende!
Derrière les Ch'tis.
Bienvenu chez les Ch'tis, le film de Dany Boon, a fait 16 millions d'entrée. Le quart de la population est allé le voir, alors qu'il n'y avait pas eu de battage publicitaire sortant de l'ordinaire au départ. La masse des salariés d'âge moyen y est allée, alors que le film est un peu moins populaire chez les jeunes, qui semblent moins goûter cette forme d'humour. Mais celle-ci n'est pas du type "Bigard", grossier, sexiste et fondé sur la violence sociale. Evidemment, c'est un peu gros, c'est basé sur les accents et les gros mots, et il y a même une scène de cuite que l'on n'oserait plus, en ces temps de bienséance hypocrite, présenter comme comique dans bien d'autres films. Evidemment ce n'est probablement pas un chef-d'oeuvre immortel du cinéma. La question n'est pas là. Psychologiquement, socialement, politiquement, il s'est passé quelque chose autour de ce film qui doit nous intéresser en tant que militants.
L'histoire aurait pu être imaginée bien avant tant elle s'est réellement produite plus d'une fois : un fonctionnaire du "Midi" est muté dans le "Nord"', il le vit comme une catastrophe, mais il est tellement bien accueilli par les Ch'tis qu'il pleurera quand il lui faudra repartir. Là-dessus, se brodent diverses péripéties mais l'essentiel est là. Et dans cette trame nous avons, sans doute inconsciemment, une imagerie de l'identité nationale française qui se joue : du Midi ou du Nord, tous des braves gens, tel est en gros le "message". Le Midi marseillais et le Nord-Pas-de-Calais étant les deux extrêmes par rapport à Paris, mais séparés souvent par des représentations méprisantes que les méprisés peuvent se construire les uns envers les autres, leur association fonde le comique et une tendresse réelle, que la masse du public, puisque ce sont les masses qui sont allées voir ce film, éprouve profondément sans doute aucun.
Qui plus est, il n'est pas indifférent du tout que les héros du film soient des salariés, et même des petits fonctionnaires ou ex-fonctionnaires : des postiers ! Et qui visiblement ne sont pas très rentables, mais sont au coeur de la vie sociale et sentimentale de leur cité !
Le Nord-Pas-de-Calais est la région la plus ouvrière de France, depuis longtemps, elle a été sinistrée par les liquidations d'industries dans les mines, le textile, la métallurgie ...
Comme sa soeur, la Wallonie belge, elle a été systématiquement associée à une image de "perdants", à laquelle est opposée, dans le cas belge, la Flandres soi-disant "gagnante"; et dans la vie et les relations sociales du département du Nord, la redynamisation de la ville de Lille comme nouveau pôle "branché". Mais la masse des gens du Nord, exploités, puis mis au rebut, ont été dévalorisés -une dévalorisation morale qui reflète la dévalorisation de la force de travail dans le capitalisme contemporain. Cette dévalorisation a culminé dans les affaires de Bruay-en-Artois dans les années 1970, puis Dutroux en Belgique dans les années 1990, qui ont mis en scène la transformation des enfants des prolétaires mis au rebut en choses de pervers ou sadiques aisés, l'affaire d'Outreau quant à elle ayant montré ensuite la tendance de l'appareil judiciaire à considérer effectivement comme coupables, c'est-à-dire comme "pédophiles et consanguins", le peuple ouvrier et chômeur du Nord, conduisant à une erreur judiciaire massive -pour combien d'erreurs non débusquées ?
La mentalité des hauts fonctionnaires de la justice et de la police qui ont sévi dans l'affaire d'Outreau, comble de la haine sociale et du mépris pour les gens du Nord, c'est cela même qui est contredit tranquillement par l'affluence populaire pour voir un film sympathique sur eux. On est donc en droit de se demander si l'opération de la banderole de supporters du PSG du club "Boulogne boy's", Ch’tis chômeurs, pédophiles et consanguins, n'est pas directement une réponse à ce sentiment -il y a aussi une banderole qui joue un certain rôle, inverse, dans le film. Le message des abrutis fascisants qui ont organisé cette saloperie et de leurs complices, dont la psychologie, comme toujours avec cette engeance, est parente de celles des juges et des policiers traqueurs de Ch'tis pédophiles fantasmés à Outreau, n'est pas seulement un "message de haine" contradictoire au soi-disant "esprit du foot" : par sa connotation sexuelle et génétique, il exhibe les fondements sociaux des fantasmes racistes.
Les 16 millions de spectateurs à mettre dans la balance de l'autre côté sont finalement bien rassurants ...
VP.
07:52 Publié dans nous avons lu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ch'tis, football, cinéma, supporters
06.04.2008
Blogosphere anticapitaliste
Quelques sites viennent de naitre :
Bouches du Rhône :NPA13
Fac de Rangueil à Toulouse : Fac de Rangueil
Fac de Jussieu à Paris : nouvparti.Jussieu
Paris 18e : anticapitaliste Paris 18
Vaucluse : : Vaucluse anticapitaliste
Morbihan : anticapitaliste 56
Val d’Oise Est : anticapitaliste du 95
08:16 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste
05.04.2008
Pour un Nouveau Parti Anticapitaliste ?
DIEPPE DEMOCRATIE DIRECTE, est un réseau local d'expression (pour la réflexion et l'action) de militants franchement à gauche de plusieurs sensibilités et( d'engagements divers : gauche de combat (proches ou membres du PCF), anticapitalistes, antilibéraux, libertaires, syndicalistes révolutionnaires, marxistes... La majorité des participants à Dieppe3D n'ont pas de "carte politique" en poche mais se définissent plus comme "sympathisants" de l'un ou l'autre de ces courants. PLusieurs sont miltants syndicaux et/ou associatifs. Précisons aussi que pour l'instant Dieppe3D n'est pas une association structurée mais reste un "réseau" informel. Donc il n'y a pas, en l'état actuel des "membres" et "non membres".
Notre but à tous est qu'à Dieppe et dans les alentours, une force de classe, indépendante et démocratique puiisse se constituer. Notre propre participation à ce processus est de favoriser l'expression militante dans sa diversité sous différentes formes et partculièrement par le moyen d'internet. NOtre référence est celle développée par la Commune de Paris de 1871 : la Démocratie Directe.
Dans ce cadre, la proposition d'Olivier Besancenot de la LCR d'un Nouveau Parti Anticapitaliste, est un sujet possible de débat intéressant pour les militants et citoyens de toutes tendances de gauche. Quant à ce projet de parti, plusieurs d'entre nous (pas tous) uy sont favorables.
C'est pourquoi nous publions aujourd'hui le point de vue d'un militant, Raoul Marc JENNAR. Nous espérons favoriser ainsi la discussion. Les points de vue complémentaires, différents ou opposés peuvent bien sûr s'exprimer : sous formes de commentaires ou d'articles à nous envoyer.
Bonne lecture!
à Dieppe le 5 avril 2008, Mouloud
Phnom Penh, 31 mars 2008
GAUCHE DE GAUCHE : COMMENT JE VOIS LES CHOSES
Je suis, pour le moment, loin de France, mais tellement proche par le cœur et par la pensée. D’excellents amis s’emploient chaque jour à m’envoyer informations et documents. Je reçois aussi très régulièrement des courriels qui m’expriment des opinions et sollicitent la mienne. Je suis intervenu dans des échanges sur l’avenir de la gauche de gauche. Le moment me semble venu de synthétiser mon point de vue.
D’abord, je voudrais revenir sur 2006, l’année de l’espérance fracassée, ce qui implique de ma part la reconnaissance de certaines erreurs d’analyse :
1. Les 125 propositions. Ce n’était pas un projet de société ; ce n’était même pas un programme présidentiel ; c’était tout au plus un catalogue d’intentions pour un programme gouvernemental. Ces propositions contenaient des incohérences nées d’une volonté de concilier des points de vue relevant de conceptions très éloignées de la fonction de l’économie dans la société. Une réponse identique aux problèmes posés par les finalités de la production et de l’échange n’existait pas.
Il faut en tirer une leçon qui ne me semble pas assez présente dans les débats d’aujourd’hui : on ne peut rassembler au-delà d’une même vision globale du futur. Rassembler sur un projet qui se contente d’être « antilibéral » ou « anticapitaliste », c’est-à-dire un projet qui se limite à exprimer des rejets fussent-ils partagés, ne fournit pas le lien fort nécessaire pour bâtir une coalition porteuse d’une espérance commune. Rassembler sur une utopie – pour les uns l’autogestion, pour d’autres la décroissance, pour d’autres encore l’écologie, chacune présentée comme la réponse à tout – ne peut davantage suffire, car un projet de société, même visionnaire, doit rester crédible.
2. Les relations avec le PS. Au sein du collectif national, nous étions profondément divisés sur notre perception du PS. Certains partageaient avec un certain nombre de ceux qui militent courageusement au sein du PS la conviction que le PS pouvait modifier son orientation néolibérale et qu’un nouveau rapport de forces à gauche y contribuerait ; d’autres, dont j’étais (j’avais adressé une lettre ouverte aux socialistes du « non » après le congrès du Mans et sa synthèse inacceptable), développaient la théorie dite des deux gauches. Ce sont les premiers qui l’ont emporté. Or, la suite a confirmé et même accentué la dérive néolibérale massive du PS avec la candidature de Ségolène Royal, les ralliements qu’elle a suscités y compris de la part d’anciens ténors PS du « non », l’orientation du programme du parti et de sa candidate et ses appels au Modem. Il faut tirer les conséquences de cette évolution. Il ne peut y avoir de rassemblement d’une gauche de gauche en dehors d’un constat non équivoque : le PS comme tel n’est pas un partenaire pour la transformation sociale.
3. La question du pouvoir. Toute notre démarche (voir le document stratégique) reposait sur un postulat : nous nous battons pour le pouvoir, nous entendons gouverner. Nous avons entretenu l’illusion jusqu’en décembre 2006 que c’était à portée de main. Je crois que ce fut une erreur majeure. Ce fut une erreur parce que cela ne reposait que sur un acte de foi. Je crois aux vertus mobilisatrices du volontarisme. Mais à partir d’un minimum d’éléments concrets. Il est certain qu’une candidature unique de la gauche de gauche aurait fait l’évènement et aurait créé un nouveau rapport de forces à gauche. C’était une erreur de croire et de faire croire que nous pouvions nous substituer au PS comme premier parti à gauche. Nous avons cultivé cette illusion en nous appuyant sur les résultats du référendum et sur la place du « non » de gauche dans ce résultat. Je crois aujourd’hui que nous avons commis une erreur et que le « non » de droite était plus important que ce que nous avons cru et affirmé. Ce qui signifie que notre candidat(e) unique n’aurait pas pu espérer l’emporter. Et qu’aux législatives, dans le meilleur des cas, nous n’aurions été en position que de négocier une participation gouvernementale. Ce qui signifiait en fait la reconduction de la gauche plurielle. Nous avions indiqué que nous refuserions cette perspective, mais il était manifeste que ce n’était la position ni du PCF, ni même de certains « altermondialistes » comme la suite des évènements l’a mis en évidence. Il y avait dans nos rangs des gens et des structures prêts à collaborer avec le PS. Nous n’aurions donc été, dans l’hypothèse la plus favorable, que l’élément d’appoint du PS et alors se serait immédiatement posée la question des concessions à faire, c’est-à-dire la question de notre capacité à conduire vers une réelle transformation sociale. Reconnaissons aujourd’hui que la direction de la LCR avait quelques raisons de douter de notre capacité à faire fléchir le PS. Nous avons perdu le soutien de la LCR parce que nous avons cessé avec le document « Ambitions et stratégies » d’être crédibles sur nos ambitions et notre capacité à les réaliser.
C’est la leçon que je tire aujourd’hui : une ambition crédible doit être triple :
- nous devons être les porteurs d’un projet pour une autre société
- nous devons être la force qui se crée autour des luttes à la fois de résistance au capitalisme et d’alternative à ses pratiques
- nous devons construire une force en capacité d’influencer : nous ne devons pas lutter pour le pouvoir, nous devons lutter pour avoir du pouvoir, c’est-à-dire de l’influence ; une influence telle qu’elle force les autres à changer.
Cette triple ambition nécessite un outil approprié : nous devons créer un nouveau sujet politique.
C’est qui « nous » ? Pour faire court, je dirai les acteurs possibles de la gauche du non.
Passons-les en revue. Mais avant souvenons-nous que la campagne référendaire, c’est-à-dire l’action à la base de militants venus de tous les horizons (partis politiques, syndicats, mouvements, associations, ONG, y compris de femmes et d’homme ayant renoncé à militer dans un parti et d’autres n’ayant jamais milité du tout), a provoqué le plus formidable débat politique en France comme on n’en avait plus connu depuis Mai 1968. Je suis de ceux qui pensent que cette réappropriation du politique par les citoyennes et les citoyens n’a pas encore produit tous ses effets.
Même si certains de ces effets sont déjà observables. Le monolithisme des partis à la gauche du PS a vécu. Une nébuleuse de sympathisants de thèses alternatives (Alternatifs, Altermondialistes, Décroissants,…) est apparue au sein de laquelle des aspirations variées se manifestent.
Il y a donc bien eu un ébranlement. On en a vu des traces : lors du premier tour de l’élection présidentielle, des PCF unitaires et des LCR unitaires ont fait campagne pour d’autres candidats que celle ou celui de leur parti. Lors du premier tour des élections municipales, des alliances en tous genres se sont constituées, certaines dans la cohérence du rejet du système, d’autres dans la cohérence du maintien du système.
Qu’est-ce qui émerge aujourd’hui ?
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Du PCF, rien pour le moment, en dehors de propos incantatoires en faveur de l’unité de toute la gauche du non, propos partagés par des cartels de personnalités comme « Maintenant à gauche » ou ce qui reste du Collectif national du 29 mai. Une unité de cette ampleur est en fait impossible, comme 2006 nous en a fourni la démonstration. On ne rassemble pas des contraires sur un projet pour l’avenir.
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De la LCR, la décision de transformer le parti en un nouveau parti anticapitaliste.
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Du côté des « Alter », la recherche improbable d’une structuration incertaine de gens dont la plupart ne se retrouvent que pour manifester haut et fort ce qui les différencie.
Bref, j’ai le sentiment que sur le champ de ruines que je décrivais dans ma note du 15 juin 2007 (« Pour une gauche nouvelle ») la reconstruction n’a pas encore vraiment commencé. J’avais alors espéré que la gauche nouvelle que j’appelais de mes vœux puisse naître du rassemblement des « Alter », riches de la variété de leurs idées, de leur désintéressement et de leur lucidité. J’avais invité à ce que se multiplient des réunions pour penser un projet de société et des nouvelles manières d’agir ensemble dans l’espace publique. Même si le manifeste de La Louvesc est un beau texte, force m’est de constater qu’il n’a pas mis fin aux divisions des « Alter » engagés dans un processus hallucinant de scissiparité qui confirme les analyses de Bourdieu. Sans parler de toutes celles et tous ceux qui se sont retirés dès 2006, dégoûtés par nos impuissances cumulées.
Triste tableau. Et pourtant. Pourtant, il y a une initiative concrète : celle de la LCR. Elle est la seule. Quel accueil faut-il lui réserver ?
J’observe que ceux qui ne conçoivent que des cartels d’appareils l’ont d’emblée descendue en flammes. Le numéro de Politis du 24 janvier en offre une spectaculaire démonstration. J’observe aussi le ni-ni d’une partie des « Alter » (ni le PCF-ni la LCR). Quelle ironie de l’Histoire que de voir ceux qui ne conçoivent l’action politique qu’au travers de négociations d’états-majors et ceux qui récusent les appareils devenir, comme disent les marxistes, des alliés objectifs !
Le ni-ni d’une partie des « Alter » ne débouche que sur l’impasse de l’éparpillement dans l’addition des sectarismes. Restons lucides sur ce qu’ont été le PCF et la LCR et sur ce qu’ils sont aujourd’hui, mais surmontons nos rancœurs et nos déceptions de 2006/2007 (et je n’ai pas manqué d’exprimer les miennes) et voyons quelles sont les possibilités concrètes de construire un nouveau sujet politique. Et avec qui.
Je considère comme positif qu’un des partis de la gauche du non se remette en question et ouvre des perspectives nouvelles. Bien entendu, ce qui se prépare suscite des interrogations et même, chez certains, de la méfiance. Bien entendu, cette initiative appelle à tout le moins qu’on en débatte. Mais voyons là un fait nouveau. Car, c’est trop rare à gauche qu’un parti décide de se transformer.
Jusqu’à quel point ? C’est bien là toute la question. Mais je me refuse à faire partie de ceux qui d’emblée écartent une initiative parce qu’elle n’entre pas dans les schémas qu’eux veulent rendre incontournables. Pourquoi décider immédiatement que ce n’est qu’un ravalement de façade ? Au nom de quoi affirmer que la LCR ne modifiera pas ses pratiques internes ? Pourquoi décréter dès maintenant qu’il ne s’agit que d’un subterfuge ?
Peut-être est-ce tout cela. Peut-être. Mais avant de l’affirmer ne conviendrait-il pas de vérifier ? Pourquoi ne pas tester la LCR sur l’ampleur des changements qu’elle annonce ?
Nous nous prétendons cartésiens, nous disons ne vouloir affirmer que ce que nous avons démontré. Il serait temps de conformer nos attitudes aux principes que nous claironnons.
Je ne propose pas de dire d’emblée oui à la LCR. Mais je me refuse à dire non, dès à présent. Je propose de discuter avec elle pour vérifier ses intentions et savoir jusqu’où elles vont. En gardant toute ma liberté. Et ma proposition n’empêche en aucune façon les Alter de poursuivre leurs tentatives de s’organiser, s’ils sont enfin capables de surmonter leur individualisme exacerbé, leur sectarisme, leur propension à couper les cheveux en quatre.
Je ne veux pas prendre le risque de rater un nouveau rendez-vous avec l’Histoire. Parce que, et c’est cela qui m’angoisse par-dessus tout, nous sommes confrontés à une double urgence : l'urgence sociale et l'urgence écologique. Ceux qui ne possèdent que leur force de travail sont de plus en plus nombreux à sombrer dans la pauvreté ; les agressions contre notre cadre de vie et la planète toute entière sont chaque jour plus nombreuses et annoncent des catastrophes majeures. Deux évolutions qui trouvent une même origine : le système capitaliste. Il détruit des vies et il détruit la vie. Ainsi doivent nécessairement se rejoindre les sensibilités sociales et les sensibilités écologiques. Nous n’avons pas l’éternité devant nous. Il ne s’agit pas, bien entendu, de se précipiter et de bâcler ce qui demande réflexions et débats. Mais il ne peut être question de passer par pertes et profits les souffrances humaines qui s’accumulent et les déséquilibrent écologiques qui s’accélèrent au prétexte qu’il faut prendre tout son temps pour construire un nouveau sujet politique. Si – ET SEULEMENT SI - la mutation de la LCR offre une vraie opportunité, il faut la saisir.
Et qu’est-ce que ça coûte de dialoguer avec la LCR ? Serions-nous devenus des politiciens traditionnels que ne veulent jamais prendre le risque de dire « nous nous sommes trompés » ? Rejoignons-nous la cohorte des infaillibles de droite et de gauche dont les erreurs cumulées font nos malheurs ? En outre, en quoi serait-ce une erreur que d’entamer un dialogue même s’il n’aboutit pas à une conclusion positive ?
Ce n’est pas ma conception de la politique de rester pétrifié dans des certitudes quand il s’agit de modalités et non de principes. Or, à mes yeux, un parti n’est qu’un outil, un instrument pour réaliser des objectifs. C’est un moyen pour réaliser un projet. Pas une fin en soi.
J’ai une série de questions à poser aux dirigeants de la LCR sur le projet politique, sur les modalités de son élaboration et de son approbation, sur la manière dont elle va prendre en compte les différentes cultures politiques des militants qu'elle souhaite rassembler et sur le mode de fonctionnement de la nouvelle formation politique. J’observerai aussi la suite du processus qu’elle a enclenché en son sein. Et, d’ici à la fin de l’année, en toute liberté, en pleine connaissance de cause, après avoir débattu avec le plus grand nombre, je prendrai attitude. J’ignore aujourd’hui ce qu’elle sera. Chacun peut en faire autant.
Il ne suffit pas de proclamer qu’on veut faire de la politique autrement. Il faut se comporter en conséquence. Il ne suffit pas d’appeler à l’unité. Il faut tenter concrètement de la faire. Et ne pas avoir peur d’aller au charbon.
Raoul Marc JENNAR
Militant et chercheur altermondialiste
10:40 Publié dans débats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste, lcr, pcf, antilibéral, gauche
21.03.2008
La démocratie locale ne doit pas être un gadget
Tribune libre - Article paru
le 18 mars 2008
dans L'HUMANITE
L’invité de la semaine
Sébastien Jumel
Maire communiste de Dieppe (Seine-Maritime).
« La démocratie locale ne doit pas être un gadget »
S’il est une question aujourd’hui essentielle pour les militants et élus que nous sommes, c’est bien celle de la démocratie locale.
À juste titre, les citoyens entendent désormais être considérés comme tels et ne plus être cantonnés à un rôle de simple électeur, validant ou sanctionnant les politiques mises en place. Car, lorsqu’on prend le soin de rencontrer les habitants, de les écouter, on sait qu’ils réfléchissent avec intelligence et qu’ils ont un profond sens des réalités sur l’avenir de leur quartier et leur cadre de vie. Partout on trouve la même énergie, la même envie d’agir.
La liste d’union de la gauche que j’ai conduite a placé au coeur de son projet la participation des habitants, la nécessité de placer les questions de démocratie locale au centre de la gestion municipale. C’est non seulement une nécessité, car la défense et le renforcement des services publics de l’éducation ou de la santé par exemple imposent de réfléchir et d’agir concrètement avec les habitants. Mais c’est surtout un souhait fortement exprimé par les Dieppoises et les Dieppois. Dans notre esprit, cela ne peut et ne doit pas être un gadget ou un discours racoleur, tant les attentes sont grandes. C’est la raison pour laquelle nous voulons rendre incontournable la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, aux décisions qui engagent l’avenir de notre ville. Les expériences menées depuis longtemps, notamment par des villes administrées par des maires communistes, ont ouvert la voie. D’ores et déjà, pendant plusieurs mois, au fil des rencontres et des réunions dans les quartiers, nous avons travaillé avec l’ensemble des forces vives et en contact permanent avec les habitants, à l’élaboration de notre projet. Nos propositions ont été nourries et validées, au porte-à-porte, dans les réunions publiques, lors de rencontres à la porte des entreprises, des services publics, à l’entrée des écoles, des collèges et des lycées. Il ne s’agit pas seulement d’informer, mais d’organiser la participation des habitants au débat, à la réflexion collective et à l’élaboration des réponses aux petits et grands problèmes qui les concernent. Nous mettrons notamment en place :- des conseils de quartiers dotés de budgets participatifs ;- une cellule de veille économique, pour anticiper les problèmes et développer l’emploi ;- une instance locale de concertation sur l’école, pour définir une véritable politique éducative cohérente et partagée ;- un conseil des aînés, pour préparer une nouvelle approche des questions de dépendance et de solidarités intergénérationnelles. Pour tout cela, la richesse et la diversité du tissu associatif constitueront un point d’appui solide. Ce que nous voulons, c’est rendre la ville à ses habitants.
11:15 Publié dans nous avons lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dieppe, maire, jumal, l'humanité, démocratie
15.03.2008
Votre programme télé jusqu'en avril 2008
13:05 Publié dans Front culturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : télé, sarkozy, programme, médias
12.03.2008
Enfin Dieppe respire !

premières leçons d'une victoire
La bataille électorale gagnée dimanche 9 mars à Dieppe est celle de militants résolument engagés dans le combat contre le gouvernement Sarkozy et le régime de misère et d'oppression qu'il préside. C'est la victoire de l'ouvrier, du jeune, du chômeur. Les premières leçons que nous en tirons sur le plan local.
enfin Dieppe respire !
Après sept ans d'une gestion de droite désastreuse, tout en faveur des nantis et au détriment des classes populaires, Dieppe respire. Dimanche soir ouvriers, employés, chômeurs, RMIstes, retraités, jeunes, artistes, étaient dans les rues et faisaient la fête.
Ayant apporté notre modeste contribution à cette victoire, nous ne sommes, bien entendu, pas les derniers à la savourer. Et nous appelons à voter massivement pour Sébastien Jumel au second tour de l'élection cantonale dimanche 16 mars.
10:50 Publié dans municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jumel, pcf, dieppe, élections, municipales
28.02.2008
Un triomphe de sultan
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.
Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail
Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière- petit- fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias.
En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.
Ecrit par : john | 27.02.2008
11:34 Publié dans nous avons lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, de gaulle, république, monarchie, monaco
22.02.2008
Qui sont les "centristes"
Sur le site Aubervilliers à Gauche, publié par la liste PCF, LO, PT et citoyens, aux élections municipales d'Aubervilliers, on trouve un certain nombre de documents intéressants, comme cette reproduction d'un article de MOnde sur les "centristes".
Les alliés du PS
Centristes sans frontières
LE MONDE | 15.02.08 | 13h28 • Mis à jour le 16.02.08 | 11h37
A un peu plus de trois semaines des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars, le paysage qui se dessine pourrait donner raison à François Bayrou. Les partis dominants, UMP et PS, connaissent des dissidences. Des alliances inattendues se forment. La bipolarisation classique, qui a dominé malgré tout, jusqu'à maintenant, la répartition du pouvoir dans les grandes villes, ne s'impose plus aussi facilement.
Plusieurs facteurs se conjuguent pour produire cette désagrégation. Le premier d'entre eux a été la défaite subie par la gauche à l'élection présidentielle et l'ouverture pratiquée par le vainqueur. Au temps du sarkozysme triomphant, il était prévu que cette stratégie se prolonge aux élections municipales afin d'activer, à la base, les ferments de division de la gauche. Des travaux ont été entrepris dans ce sens, avec l'adoption par la droite d'élus venus de la gauche.
Ce qui n'était pas envisagé, c'était un retournement de conjoncture rapide et brutal au détriment de Nicolas Sarkozy. Du coup, la droite est gagnée par le virus de la division. Une véritable crise d'autorité s'est installée au sommet du pouvoir et à la tête de la majorité. Qui décide ? Qui commande ? Le premier ministre est-il devenu le patron par défaut ? A qui obéit l'UMP ? Le vaudeville de Neuilly-sur-Seine en a été, pour tous les Français, le révélateur : le président de la République ne tient plus ses troupes, dans ce qui fut sa ville et dans ce qui est toujours son parti. Son affaiblissement entraîne une multiplication des cas d'indiscipline et même une petite mutinerie chez les élus de droite parisiens, traditionnellement indociles.
Mais la majorité n'est pas la seule à souffrir d'un manque de leadership. Le Parti socialiste a du mal, lui aussi, à imposer ses décisions, voire à les prendre. Le cas le plus flagrant est celui de Paris, où Bertrand Delanoë n'a pas écarté l'hypothèse d'un accord avec le MoDem au second tour de scrutin. Depuis trente ans, depuis les municipales de 1977, où il les avait très officiellement et solennellement rompues au profit de l'union de la gauche avec le Parti communiste, le PS a rejeté les alliances "centristes" dans les mairies. Aujourd'hui, il est divisé sur ce sujet.
La fronde des élus locaux et des militants contre les dirigeants des partis n'épargne pas François Bayrou. Ses arbitrages sont ridiculisés à Lyon, où l'on trouve de ses partisans sur les listes du maire socialiste sortant, Gérard Collomb, du challenger UMP, Dominique Perben, et du nouveau chef de file investi par le MoDem, Eric Lafond. Ce manque d'unité montre que le panache blanc de l'éternel candidat à l'élection présidentielle ne suffit pas à rassembler ses amis. Le député des Pyrénées-Atlantiques revendique crânement, dans cette diversité d'alliances et cette variété de positions, "la préfiguration de ce qu'il faudra faire un jour pour la France". Sauf que ce ne sont pas les autres qui tournent autour des centristes, mais ceux-ci qui se dispersent dans les deux camps. Le centre est (presque) partout, et sa circonférence nulle part.
Il reste qu'à défaut d'aider à construire une force structurée et cohérente, ces élections permettent que se conjuguent des situations et des intérêts divers pour maintenir en vie un centrisme distinct de la droite, où il a pour habitude de se fondre, et pris au sérieux par la gauche, qui pourrait en avoir besoin. Parce que le sarkozysme est en panne, parce que l'ouverture n'est plus aussi prometteuse qu'il y a quelques mois, parce que le PS ne s'est pas encore remis de sa troisième défaite consécutive à la présidentielle, le centre "maintenu" retrouve l'attrait d'une promesse de changement des comportements politiques.
Article paru dans l'édition du 16.02.08
10:18 Publié dans analyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




